Syrie : comment tient la trêve de la «dernière chance»

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Syrie : comment tient la trêve de la «dernière chance»
Syrie : comment tient la trêve de la «dernière chance»

Pour la première fois depuis le début du conflit syrien, des centaines de musulmans ont pu fêter l'Aïd-el-Kebir dans les rues d'Alep ou d'Idleb (nord) lundi soir. A la faveur du cessez-le-feu négocié par la Russie et les Etats-Unis à Genève, le 9 septembre dernier, leurs alliés respectifs, le régime de Bachar el-Assad et les groupes rebelles, ont fait taire les armes, permettant aux populations de profiter d'une nuit de sommeil sans subir le bruit assourdissant des avions de combat, des sirènes d'ambulance et des tirs de roquette. Le régime de Bachar el-Assad, qui a rapidement approuvé l'accord, a annoncé le gel de ses opérations militaires «sur le territoire jusqu'au 18 septembre à 21h00 GMT». 

 

 

Pour autant, le répit pourrait être de plus courte durée, des violations étant déjà pointées par les Russes et le régime, la méfiance restant de mise du côté de l'opposition. La coopération inédite entre Moscou et Washington sur le front syrien, enjeu de cette «trêve de la dernière chance», pourrait bien ne pas voir le jour.  

 

 

L'armée russe, qui soutient le régime de Damas, affirme que celui-ci respecte «complètement» le cessez-le-feu alors que les rebelles - soutenus par Washington - l'auraient déjà violé 23 fois, notamment à Alep, Damas et Hama. «Les forces gouvernementales ont complètement cessé le feu, à l'exception des zones où opèrent des militants du groupe Etat islamique (EI) et du Front Al-Nosra», a déclaré le général Viktor Poznikhir, de l'Etat major russe, lors d'un point de presse ce mardi. La télévision officielle syrienne avait un peu plus tôt fait état de violations mineures marquées par des tirs de roquettes par les rebelles dans les environs de la ville d'Alep et dans la province centrale de Homs, sans toutefois faire de victimes. 

 

Des soldats du régime sur la route du Castello

 

L'accord prévoit expressément la ...

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