Syrie : comment l'opposition syrienne a été sabordée

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François Hollande recevant Ahmad Jarba, chef de la Coalition nationale syrienne, le 24 juillet à l'Élysée.
François Hollande recevant Ahmad Jarba, chef de la Coalition nationale syrienne, le 24 juillet à l'Élysée.

C'est la conséquence directe de l'accord américano-russe sur le démantèlement de l'arsenal chimique de Damas, et c'est à l'opposition syrienne à l'étranger d'en faire les frais. S'estimant trahis par la volte-face de l'Occident sur les frappes en Syrie, de nombreux groupes rebelles ont récemment annoncé qu'ils coupaient les ponts avec la Coalition nationale syrienne (CNS), principal conglomérat de l'opposition que les chancelleries occidentales ont contribué à créer en novembre 2012.

Fin septembre, treize factions islamistes qui opéraient sous le commandement du Conseil militaire syrien, bras armé de la CNS, ont indiqué qu'elles ne reconnaissaient plus la coalition. Le nouveau regroupement ainsi formé a indiqué qu'il s'unissait "dans un contexte clairement musulman [...] fondé sur la charia", aux côtés du Front al-Nosra, un groupe djihadiste lié à al-Qaida. Puis il y a dix jours, c'est au tour de 70 autres factions du sud du pays de faire défection. "Création de l'Occident"

"La CNS n'a pas été créée par les forces révolutionnaires à l'intérieur du pays, elle a été au contraire imposée par certains pays régionaux et occidentaux", déplore Fahad al-Masri, porte-parole du commandement conjoint de l'Armée syrienne libre de l'intérieur, qui ne reconnaît plus aucune légitimité à la CNS. Une affirmation que tempère Ignace Leverrier*, ancien diplomate en poste à Damas. "Les opposants syriens de l'intérieur ont reconnu la CNS...

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  • vaudouar le mardi 29 oct 2013 à 14:45

    Faudrait qu'ils coupent aussi les ponts avec les attaques des communautés chrétiennes de Syrie ! Au fait, la France, elle est complice ou elle ferme les yeux ?