Syrie : comment Bachar el-Assad a utilisé l'État islamique

le
0
Le président syrien Bachar el-Assad discourant avec le Grand Mufti syrien Ahmed Hassun (à droite) avant la prière de l'Aïd-el-Fitr, le 28 juillet 2014. Photo d'illustration.
Le président syrien Bachar el-Assad discourant avec le Grand Mufti syrien Ahmed Hassun (à droite) avant la prière de l'Aïd-el-Fitr, le 28 juillet 2014. Photo d'illustration.

Il y a un an jour pour jour, Bachar el-Assad est au bord du gouffre. Avec le massacre chimique de la Ghouta, qui a tué fin août 2013 plusieurs centaines de civils dans un quartier rebelle de la banlieue de Damas, la "ligne rouge" définie par Barack Obama vient d'être transgressée. Les navires-destroyers américains se positionnent en Méditerranée. Pourtant, Barack Obama ne veut plus s'engager dans aucune guerre au Moyen-Orient. À la faveur d'un rocambolesque accord américano-russe de dernière minute sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, le président américain réussit à garder la face et sauve par là même la tête de Bachar el-Assad. Un an plus tard, le président américain pourrait finalement bombarder la Syrie. Mais pas le régime syrien. D'après le Wall Street Journal, les États-Unis étudieraient sérieusement le lancement de frappes contre les positions de l'État islamique (EI) en Syrie. À en croire le quotidien américain, Washington serait d'ailleurs sur le point d'envoyer des avions-espions et des drones au-dessus du pays pour y repérer les djihadistes, afin de préparer le terrain à une attaque. Une information confirmée lundi à l'AFP par un haut responsable américain. L'EI est "plus sophistiqué et mieux financé que tout autre groupe que nous ayons connu. Il va au-delà de tout autre groupe terroriste", a déclaré jeudi le secrétaire à la Défense Chuck Hagel, deux jours après l'effroyable assassinat du...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant