Syrie : cette décision dont les Occidentaux se mordent les doigts

le
1
Bachar el-Assad, photo d'illustration.
Bachar el-Assad, photo d'illustration.

Les Occidentaux sont-ils responsables du tournant de la crise en Syrie ? Dans The Guardian, le Prix Nobel et ex-président finlandais Martti Ahtisaari rapporte que l'ambassadeur russe à l'ONU, Vital Tchourkine, aurait proposé un plan de paix avec la Syrie au moment des négociations au sein du Conseil de sécurité, en 2012.

Le plan prévoyait de contraindre Bachar el-Assad à quitter le pouvoir à l'issue de négociations avec l'opposition syrienne, articulée autour de trois points : ne pas armer les rebelles, organiser dès à présent des pourparlers entre le régime et l'opposition, et enfin permettre à Bachar el-Assad de se retirer élégamment à l'issue de ces négociations.

240 000 morts

Mais la proposition avait été rejetée par la France et ses alliés, persuadés que les jours de Bachar el-Assad à la tête de la Syrie étaient comptés. « Rien ne s'est passé parce qu'ils pensaient tous, comme beaucoup d'autres, qu'Assad allait être renversé en quelques semaines. Ils ont donc jugé qu'il n'y avait pas besoin de faire quoi que ce soit », se souvient Martti Ahtisaari.

Le conflit qui s'était déclenché en mars 2011 avait alors fait moins de 10 000 morts, contre les 240 000 victimes aujourd'hui recensées. Entre août 2014 et août 2015, 80 % des personnes tuées en Syrie sont des victimes de l'armée syrienne, rappelle Slate. Et, trois ans plus tard, Daesh a pris une place dramatique sur le terrain et les Syriens qui...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • aerosp le mardi 15 sept 2015 à 22:53

    hollande fait la bise au grand démocrate sissi