Syrie-Ban Ki-moon prévient d'une catastrophe sans précédent à Alep

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    NATIONS UNIES, 17 août (Reuters) - Le secrétaire général des 
Nations unies, Ban Ki-moon, a prévenu mardi d'une "catastrophe 
humanitaire" sans précédent à Alep, en Syrie, et a appelé les 
Etats-Unis et la Russie à convenir d'un cessez-le-feu de toute 
urgence dans la ville et le reste du pays. 
    Les combats entre forces pro-gouvernementales et rebelles, 
qui divisent la ville depuis 2012, se sont intensifiés dans les 
dernières semaines, causant des centaines de morts et privant de 
nombreux civils d'accès à l'eau, à l'électricité et à des 
denrées de base. 
    "Nous risquons de voir à Alep une catastrophe humanitaire 
sans précédent à l'issue de plus de cinq années de massacres et 
de souffrances dans le conflit syrien", a dit Ban Ki-moon au 
Conseil de sécurité de l'Onu dans son dernier rapport mensuel 
sur l'accès de l'aide humanitaire, consulté par Reuters. 
     L'est d'Alep est l'un des bastions des rebelles syriens 
tandis que l'ouest de la ville est tenu par les forces du régime 
de Bachar al Assad, soutenues par des milices chiites des pays 
voisins ainsi que par des frappes aériennes russes. 
    "Le combat pour les territoires et les ressources est mené 
par le biais d'attaques indiscriminées sur des zones 
résidentielles, et fait notamment usage de bombes baril, tuant 
des centaines de civils dont des dizaines d'enfants", poursuit 
ce rapport. 
    "Toutes les parties du conflit échouent à respecter leur 
obligation de protéger les civils", ajoute-t-il, réitérant un 
appel à une trêve d'au moins 48 heures pour des livraisons 
humanitaires, ainsi qu'à la conclusion rapide d'un cessez-le-feu 
par Moscou et Washington. 
    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, 
et le secrétaire d'Etat américain John Kerry se sont entretenus 
mardi par téléphone à ce sujet, a annoncé le ministère russe des 
Affaires étrangères.   
    La Russie a utilisé mardi une base iranienne pour lancer des 
bombardement contre l'Etat islamique (EI) et des rebelles en 
Syrie. Le ministère russe de la Défense a précisé que les 
opérations prenaient soin d'épargner les civils. 
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) fait état 
pour sa part de dizaines de morts dans de nombreux raids aériens 
dans et autour de la ville, devenue le principal enjeu du 
conflit.   
    Le 9 août, les Nations unies avaient déjà réclamé un 
cessez-le-feu à Alep. L'organisation estime que deux millions 
d'habitants de la grande ville du nord de la Syrie sont exposés 
à des difficultés supplémentaires depuis le regain des combats 
alors qu'ils vivent déjà dans des conditions très précaires. 
  
 
 (Michelle Nichols; Julie Carriat pour le service français) 
 
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