Syrie : Assad répond à Obama et Hollande par la menace

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Syrie : Assad répond à Obama et Hollande par la menace
Syrie : Assad répond à Obama et Hollande par la menace

Dans une interview exclusive accordée au Figaro, Bachar Al-Assad met clairement en garde la France contre toute opération militaire à l'encontre de son pays. «Le Moyen-Orient est un baril de poudre et le feu s'en approche aujourd'hui (...). Tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera. Le chaos et l'extrémisme se répandront. Le risque d'une guerre régionale existe», déclare le président syrien, interrogé par le journaliste français George Malbrunot.

Alors que Washington et Paris tentent de convaincre leurs opinions de la nécessité de frapper le régime syrien, accusé d'avoir utilisé des armes chimiques le 21 août, le président Assad leur lance un avertissement. «Le peuple français n'est pas notre ennemi, mais (...) dans la mesure où la politique de l'Etat français est hostile au peuple syrien, cet Etat sera son ennemi». «Il y a aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France», menace-t-il.

Obama et Hollande «incapables d'avancer des preuves»

Paris a diffusé lundi soir sur internet une note de ses services de renseignement selon laquelle le régime syrien a lancé une attaque sur des quartiers de la banlieue de Damas tenus par l'opposition, «associant moyens conventionnels et usage massif d'agents chimiques». Mais, pour Bachar al-Assad, «si les Américains, les Français ou les Britanniques disposaient d'une seule preuve, ils l'auraient montrée dès le premier jour». Le président syrien refuse d'admettre que son régime possède des stocks de telles armes. «Nous n'avons jamais dit posséder des armes chimiques», dit-il au journaliste qui lui demande si la décision de les utiliser aurait pu être prise sans son aval.

«Quiconque accuse doit donner des preuves. Nous avons défié les Etats-Unis et la France d'avancer une seule preuve. MM. Obama et Hollande en ont été incapables, y compris devant leurs peuples», ajoute-t-il. «80 à 90% de ...

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