Syrie : Assad menace les Occidentaux dans son discours d'investiture

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Syrie : Assad menace les Occidentaux dans son discours d'investiture
Syrie : Assad menace les Occidentaux dans son discours d'investiture

Le président syrien Bachar al-Assad a prêté serment sur le Coran pour un troisième septennat, ce mercredi, dans un pays ravagé par la guerre. Voulant faire mentir les Occidentaux, qui pariaient sur son départ rapide, l'autocrate de 48 ans a organisé une imposante cérémonie d'investiture, dans son palais qui surplombe la capitale.

Evoquant l'instabilité qui règne en Irak et dans la région, le président syrien s'est fait menaçant : «Bientôt, nous verrons que les pays arabes, régionaux et occidentaux qui ont appuyé le terrorisme vont payer eux aussi très cher (ce soutien)», a-t-il lancé, faisant référence à l'opposition et à la rébellion qui tentent depuis trois ans de le renverser.

Dans un discours teinté de triomphalisme, alors que l'armée syrienne a progressé sur le terrain depuis un an face aux rebelles, Bachar al-Assad a assuré que son régime n'arrêterait «pas de combattre le terrorisme jusqu'à rétablir la sécurité à chaque coin de la Syrie». Il a souligné sa volonté de récupérer les secteurs rebelles d'Alep, la métropole du nord, et la ville de Raqa (nord), bastion des jihadistes de l'Etat islamique (EI).

Le président syrien prononçant son discours d'investiture (capture vidéo d'après la télévision syrienne / AFP photo)

Il se pose en seul recours contre le djihad

Bachar al Assad, qui s'est exprimé pendant plus d'une heure, a réitéré la position de son régime, qui n'a jamais reconnu la contestation, au départ pacifique avant de dégénérer en guerre civile sous la répression. «Syriens, des années ont passé depuis que certains ont crié «liberté», a-t-il dit, en référence à l'opposition.

Pour Samir Nachar, membre de la Coalition de l'opposition syrienne, «il faut avouer qu'Assad a réussi dans une large mesure à se mettre dans une position (favorable) en comparaison à l'Etat islamique et à l'extrémisme». Des experts estiment en effet que la montée des jihadistes a ...

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  • LeRaleur le mercredi 16 juil 2014 à 15:09

    Assad à raison, surtout qu'en son temps sa police secrète a aidé la France pour empêcher des attentats.

  • dotcom1 le mercredi 16 juil 2014 à 11:38

    On peut se demander s'il n'est finalement pas le moins pire des maux.