Syrie : Assad dénonce une «conspiration»

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Dans un discours devant le Parlement, le chef de l'État a fustigé mercredi une «minorité» semant le chaos dans le pays et n'a annoncé aucune réforme. L'état d'urgence est donc maintenu

Confronté à une contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000, le président syrien a tenu mercredi son premier discours après deux semaines de manifestations. Mais ceux qui attendaient l'annonce d'une démocratisation du pays en seront pour leurs frais : Bachar el-Assad, qui s'exprimait devant le Parlement, ne s'est s'engagé sur aucune réforme majeure.

Le président syrien était notamment très attendu sur la question de l'état d'urgence, dont les manifestants réclament l'abrogation. Bachar el-Assad n'en a pas dit un mot. En vigueur depuis la prise de pouvoir par le parti Baas en 1963, l'état d'urgence réduit sensiblement les libertés publiques. Il impose des restrictions sur la liberté de réunion et de déplacement, et permet l'arrestation de «suspects ou de personnes menaçant la sécurité». Il autorise aussi la surveillance des communications et le contrôle préalable des médias.

Sans annoncer de réforme concrète, le chef de l'État a tout a

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