Syrie : arrivée des inspecteurs chargés de détruire les armes chimiques

le
0
Syrie : arrivée des inspecteurs chargés de détruire les armes chimiques
Syrie : arrivée des inspecteurs chargés de détruire les armes chimiques

La vingtaine d'inspecteurs internationaux chargés de lancer l'opération de démantèlement des armes chimiques syriennes sont entrés mardi en Syrie. Ils ont franchi la frontière à Masnaa, en venant du Liban. Ces inspecteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), chargés de faire appliquer une résolution de l'ONU encadrant la destruction de l'arsenal chimique syrien, sont passés à la frontière en milieu d'après-midi à bord d'une vingtaine de véhicules tout-terrain blancs.

Les autorités syriennes ont fourni le 19 septembre une liste des sites de production et de stockage des armes chimiques, devant être inspectés dans les 30 jours, dans le cadre d'un accord russo-américain prévoyant le désarmement chimique du pays d'ici mi-2014.

Il s'agit de l'une des opérations de désarmement les plus ambitieuses et les plus dangereuses jamais tentées. De telles opérations ont déjà été entreprises en Irak et en Libye, mais jamais en pleine guerre. Or la Syrie s'enfonce chaque jour dans un conflit qui a fait plus de 110 000 morts en trente mois. Selon des experts, le pays possèderait plus de 1 000 tonnes d'armes chimiques, dont 300 tonnes de gaz moutarde et du sarin, répartis dans 45 sites environ.

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé à une chaîne italienne qu'il se conformerait à la résolution de l'ONU, adoptée vendredi de haute lutte et qui constitue une percée diplomatique majeure depuis le début du conflit en mars 2011.

Les bombes à effet de souffle dénoncées

L'ONG Human Rights Watch a dénoncé mardi le recours par l'armée syrienne aux bombes à effet de souffle contre les civils. Des écoliers ont été visés la semaine dernière, à Raqa, selon elle, par ces armes aux effets dévastateurs. Ces armes «ne doivent jamais être utilisées dans des zones habitées car elles frappent de manière aveugle», selon HRW. «La nature des blessures dues aux éclats et la chair brûlée visibles ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant