Syrie : armes chimiques ou non, la prudence est de mise

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Syrie : armes chimiques ou non, la prudence est de mise
Syrie : armes chimiques ou non, la prudence est de mise

Alors que l'hypothèse de gaz neurotoxiques est privilégiée par des experts au vu de photos et de vidéos, L'ONU a demandé formellement jeudi au gouvernement syrien d'autoriser les experts à enquêter dans la banlieue de Damas.

Pour l'instant, ce qui est sûr, c'est qu'une offensive a eu lieu mercredi dans la Ghouta orientale et à Mouadamiyat al-Cham, des secteurs de la banlieue sud-ouest de Damas aux mains des rebelles et qu'elle a fait un grand nombre de victimes, même si le bilan reste imprécis. L'opposition accuse le régime d'avoir tué plus 1 300 personnes avec armes chimiques. L'Observatoire syrien des droits de l'homme, une ONG pourtant contre le régime en place, ne compte «que» 170 victimes.

Le gouvernement et l'armée de Bachar al-Assad démentent fermement avoir utilisé des gaz toxiques. Pour la Haut-Commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Navi Pillay, il faut «infirmer ou confirmer ces allégations extrêmement graves» de toute «urgence». Une dizaine d'experts onusiens sont sur le territoire syrien depuis dimanche, chargés d'enquêter sur l'usage d'armes chimiques depuis le début du conflit 2011. Les observateurs avaient enfin obtenu l'accord du régime mais ne sont actuellement autorisés à mener leurs investigations que sur trois sites, dont la région de Damas ne fait pas partie. L'ONU a néanmoins fait part de sa «détermination» à mener à bien cette nouvelle enquête et le chef des experts sur place, le Suédois Ake Sellstroem, a annoncé qu'il était actuellement «en discussion» avec les autorités syriennes.

Alors que Barack Obama avait déclaré il y a un an presque jour pour jour, que l'utilisation par le régime syrien d'armes chimiques constituerait une «ligne rouge» qui ne doit pas être dépassée, une pression pèse sur ses épaules, tant aux Etats-Unis, qu'à l'étranger. Le républicain John McCain tout comme le gouvernement turc lui ont rappelé ces engagements. Alors, que Washington ...

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  • baljo le jeudi 22 aout 2013 à 22:03

    Pas besoin de preuves d'expert pour Washington, le gouvernement syrien est forcement coupable. Au pire on envoie un journaliste du torchon Le Monde faire des prélèvements...

  • frk987 le jeudi 22 aout 2013 à 18:09

    Vous verrez que l'on va finir par soutenir les intégristes musulmans en Syrie et en Egypte, Hollandouille est un islamique intégriste qui n'ose pas afficher ses convictions, il a déjà le harem, lui manque plus que la chechia et l'accoutrement rituel.

  • pierry5 le jeudi 22 aout 2013 à 15:00

    Le titre est évident, le gouvernement de Damas n'avait pas besoin d'utiliser de tels procédés, il a gagné sur toute la ligne et les opposant sont actuellement quasi inexistants n'en déplaise à tous les détracteurs. J'espère qu'Assad continuera comme avant à respecter toutes les communautés du pays.

  • 66michel le jeudi 22 aout 2013 à 11:12

    ce qui n'est pas dit dans les médias c'est que les rebelles mettent femmes et enfants à l'avant, ils s'en servent de ""chair à canon'', histoire de sensibiliser l'opinion occidentale. Et après ils crient au loup pour donner bonne conscience à leur mouvement. Il est même fort probable qu'ils sacrifient volontairement des innocents pour accuser le gouvernement syrien. Manipulation au prix du sang

  • Bol78 le jeudi 22 aout 2013 à 09:49

    Il y aurait eu dispersion de neurotoxiques : origine ?