Syrie : Alep bombardé pleure un de ses derniers pédiatres

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Syrie : Alep bombardé pleure un de ses derniers pédiatres
Syrie : Alep bombardé pleure un de ses derniers pédiatres

La mort d'un éminent pédiatre dans le bombardement d'un hôpital d'Alep est devenue le symbole de la souffrance de cette cité jadis très prospère du nord de la Syrie. Le cessez-le-feu décrété il y a deux mois est bel et bien mort. En une semaine, plus de 230 civils ont été tués dans des raids aériens meurtriers dans cette ville coupée en deux depuis juillet 2012 entre secteur gouvernemental et rebelle. Ce vendredi, les bombes ont encore semé la mort vendredi avec plus de 30 civils tués. Une frappe de l'aviation du régime a notamment touché une clinique dans la partie rebelle d'Alep, blessant plusieurs personnes, selon la Défense civile.

Cette destruction survient après la forte émotion provoquée par celle d'un hôpital al-Qods, où ont été tués mercredi soir des dizaines de personnes, un acte qualifié d'«inexcusable» par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Il a demandé  à ce que «justice soit faite pour ces crimes».  Les bombardements d'hôpitaux sont formellement interdits par le droit international humanitaire.

Les couveuses mises à l'abri

Parmi les morts, le Dr Mohammad Wassim Maaz  qui soignait les enfants en journée et s'occupait des urgences la nuit à l'hôpital al-Qods. Barbe noire bien taillée, regard perçant, corps rond et doté d'un solide sens de l'humour, il était considéré comme le meilleur pédiatre et en tout cas un des derniers à être resté dans cet enfer», ont confié ses collègues. Lorsque les bombardements se sont intensifiés quelques jours avant le raid fatal, lui et le reste de l'équipe ont fait descendre les couveuses au rez-de-chaussée pour les protéger.  «Il était amical et blaguait souvent avec l'équipe. Il était humain et courageux», écrit un de ses collègues médecin.

Jointe par téléphone à Kilis (Turquie), Miskilda Zancada, chef de mission de MSF en Syrie, a qualifié sa mort de «tragédie». «Il ne reste plus que 70 à 80 médecins pour 250.000 ...

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