Syrie : à Alep-Est, "le régime d'Assad vise clairement les civils"

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Un jeune homme pleure la mort d'une fille après un assaut aérien sur le quartier rebelle de Jub Al Quba, le 30 novembre à Alep. 45 civils ont été tués durant le raid.  
Un jeune homme pleure la mort d'une fille après un assaut aérien sur le quartier rebelle de Jub Al Quba, le 30 novembre à Alep. 45 civils ont été tués durant le raid.  

Il n'y a pas que des rebelles ou des djihadistes à Alep-Est. Il y a aussi des civils, qui s'organisent. Depuis 2012 et la conquête de la partie orientale de la ville par la rébellion syrienne (la partie orientale étant toujours contrôlé par Damas), un « conseil local », composé de 63 conseils de quartier, fournit les besoins quotidiens des 250 000 Aleppins. Distribution d'eau, d'électricité, fonctionnement des écoles et des hôpitaux : cette structure civile, financée par des ONG et des États (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France), joue un véritable rôle de mairie et a permis de redonner un semblant de vie à la partie rebelle de l'ancienne capitale industrielle du pays.

Au grand dam de Bachar el-Assad, qui, en sus de la rébellion (Armée syrienne libre, groupes salafistes et djihadistes), emploie depuis 2013 toutes ses forces pour anéantir les structures civiles de cette administration parallèle. Grâce au largage de barils d'explosifs, de bombes incendiaires et désormais d'agents chimiques au chlore, il a mis hors d'état de nuire la majorité des hôpitaux, les centres des secouristes et autres usines de fabrication de pain d'Alep-Est. Avec le concours de l'aviation russe, de conseillers iraniens et de leurs milices chiites au sol, le maître de Damas est sur le point de reprendre entièrement le contrôle de la seconde ville du pays, ne laissant aux 250 000 civils restants que le choix entre la fuite ou la mort.

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