SYNTHESE-Ukraine-Chute de Debaltseve, évacuée par l'armée de Kiev

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* Des milliers de soldats ukrainiens se sont retirés de Debaltseve * La chute de Debaltseve est le 3e revers pour l'armée en dix mois * 22 soldats ukrainiens tués ces derniers jours à Debaltseve * L'UE condamne la violation du cessez-le-feu * L'accord de Minsk menacé par le non respect de la trêve-Otan * Entretien téléphonique ce soir des sponsors de l'accord de paix par Gleb Garanich et Anton Zverev ARTEMIVSK/BOULAVINE, Ukraine, 18 février (Reuters) - L'armée ukrainienne a retiré mercredi des milliers de soldats de la ville encerclée de Debaltseve, noeud ferroviaire stratégique qui, avant sa chute, a été bombardé et attaqué pendant des semaines par des séparatistes pro-russes qui n'ont, dans ce secteur, tenu aucun compte du cessez-le-feu décidé jeudi dernier à la réunion de Minsk. La chute de Debaltseve, à la suite d'un violent bombardement et de combats de rue, est un nouveau coup dur pour l'Ukraine, dont l'armée ne parvient pas à freiner la progression des séparatistes en lutte pour conquérir un territoire appelé "Novorossia" (Nouvelle Russie) par le Kremlin. Après une lourde défaite à Illovaïsk en août dernier et la chute de l'aéroport de Donetsk en janvier, il s'agit du troisième gros revers militaire pour l'Ukraine en dix mois de conflit. Quatre-vingt pour cent des troupes présentes dans Debaltseve s'étaient retirées de la ville dans la matinée, a dit le président ukrainien Petro Porochenko, qui s'est rendu mercredi sur les lignes de front. L'armée ukrainienne a déploré la mort de 22 soldats et a eu 150 blessés dans les combats de ces derniers jours à Debaltseve, a dit l'état-major général des forces armées, cité par l'agence de presse Interfax. Les blessés ont été dirigés vers Artemivsk, à une trentaine de kilomètres de Debaltseve, en territoire contrôlé par le gouvernement ukrainien. Les séparatistes disent en outre que 153 soldats ukrainiens se sont rendus. La nouvelle de la chute de Debaltseve a entraîné le taux officiel de change de la monnaie ukrainienne, la hryvnia, à un record à la baisse. L'assaut séparatiste a été vivement condamné par l'Union européenne comme une violation du cessez-le feu conclu à Minsk. Par la voix de son secrétaire général Jens Stoltenberg, l'Otan s'est déclarée quant à elle "vivement préoccupée" et a estimé que le non respect de la trêve par les séparatistes menaçait les accords de Minsk ID:nL5N0VS2YH . CONVERSATION TELEPHONIQUE A QUATRE Les rebelles pro-russes estiment que le cessez-le-feu négocié entre l'Ukraine, la Russie, l'Allemagne et la France, à Minsk, la capitale biélorusse, ne s'applique pas à Debaltseve, noeud ferroviaire stratégique qui relie les deux gros bastions de l'Est ukrainien contrôlés par les rebelles, Donetsk et Louhansk. Le président ukrainien et les pays occidentaux ont déclaré que l'assaut mené par les rebelles avait été appuyé par les chars, l'artillerie et les soldats de l'armée russe. Moscou dément avoir envoyé des forces pour combattre dans cette zone. La porte-parole de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a accusé les séparatistes de violer l'accord de Minsk et a suggéré que de nouvelles sanctions pourraient être prises. "Les actions des séparatistes soutenus par la Russie à Debaltseve sont une claire violation du cessez-le-feu", a déclaré la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. ID:nL5N0VS26E "L'UE est prête à prendre les mesures appropriées si les combats et autres développements négatifs en violation des accords de Minsk se poursuivent", a-t-elle déclaré. Les dirigeants allemand, français, ukrainien et russe doivent avoir ce mercredi soir une nouvelle conversation téléphonique sur la situation en Ukraine, a annoncé le porte-parole du gouvernement français. "L'accord de Minsk n'est pas mort et on fera tout pour faire vivre cet accord", a déclaré Stéphane Le Foll. ID:nL5N0VS2IR L'Allemagne a pour sa part condamné l'offensive militaire des séparatistes pour s'emparer de Debaltseve, tout en estimant elle aussi qu'il était trop tôt pour dire que les accords de paix conclus dans la capitale biélorusse étaient morts. ID:nL5N0VS2J2 Quant au retrait des armes lourdes de la ligne de front, qui aurait dû débuter mardi conformément aux accords de Minsk, il n'a toujours pas débuté. (avec Thomas Grove et Richard Balmforth; Danielle Rouquié et Eric Faye pour le service français)

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  • Ted401 le mercredi 18 fév 2015 à 19:04

    Poutine entube l'union europeenne et les americains, c'est pire que staline tres tres dangereux,un dictateur un communiste pur,il faut des sanctions mais pas des pecadilles, ne plus rien acheter aux russes et ne plus rien exporter et qu il garde son gaz et son petrole, il y en a assez ailleurs pour se passer des russes.