SYNTHESE-Syrie-La Russie oppose son veto au projet de résolution français

le , mis à jour à 22:58
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    * La Russie pas suivie par la Chine 
    * Hollande: "Un pays qui mettrait son veto serait 
discrédité" 
    * Un texte russe concurrent rejeté 
    * L'armée syrienne progresse sur plusieurs fronts 
 
    par John Davison 
    BEYROUTH, 8 octobre (Reuters) - La Russie a opposé son veto, 
samedi à l'Onu, au projet de résolution d'inspiration française 
réclamant l'arrêt des bombardements et l'instauration d'une zone 
d'exclusion aérienne à Alep. 
    L'armée syrienne et ses alliés, appuyés par l'aviation 
russe, ont lancé une vaste offensive pour reprendre la partie 
orientale de la ville, tenue par l'opposition armée, après 
l'expiration, le 19 septembre, du bref cessez-le-feu négocié par 
Moscou et Washington. Plus de 250.000 civils vivent dans ce 
secteur assiégé pratiquement sans discontinuer depuis juillet.  
    "Un pays qui mettrait son veto à la résolution de la France 
sur #Alep serait discrédité aux yeux du monde", avait averti 
François Hollande sur Twitter, avant le vote du Conseil de 
sécurité. 
    "(...) mettre un veto à une résolution qui appelle à la 
trêve, c'est finalement soutenir les bombardements qui 
aujourd'hui touchent les populations civiles", a en outre estimé 
le chef de l'Etat, s'adressant à la presse lors d'un déplacement 
à Tulle, en Corrèze.  
    C'est la cinquième fois que Moscou fait obstacle à une 
résolution sur la Syrie depuis le début du conflit, en mars 
2011. Les quatre premières fois, la Chine avait elle aussi eu 
recours à son veto, ce qu'elle n'a pas fait samedi. 
    Onze des quinze Etats membres ont approuvé le texte présenté 
par la France et l'Espagne. Jean-Marc Ayrault, ministre français 
des Affaires étrangères, est allé en personne à New York pour 
assister au vote. Il s'étaient rendu à Moscou jeudi et à 
Washington vendredi.   
    Les puissances occidentales, qui parlent de crimes de 
guerre, accusent l'aviation russe et l'armée syrienne de s'en 
prendre délibérément à des cibles civiles telles que les 
hôpitaux, à Alep, ce qu'elles nient fermement, assurant ne viser 
que les mouvements "terroristes". 
     
    UN PROJET RUSSE CONCURRENT  
    La Russie a présenté un projet de résolution concurrent qui 
ne réclame pas l'arrêt des bombardements à Alep-Est, mais prône 
la relance de l'accord de cessez-le-feu conclu le 9 septembre 
avec les Etats-Unis. Il n'a pas réuni les neufs voix nécessaires 
pour être adopté.  
    Le Haut comité des négociations mis sur pied par 
l'opposition n'acceptera aucune nouvelle trêve sans garantie de 
la part de l'Union européenne et de pays arabes, a réaffirmé son 
chef Asaad al Zoubi.  
    Sur le terrain, les forces gouvernementales poursuivent leur 
offensive au sol à Alep, mais les frappes aériennes sont moins 
intenses depuis l'accalmie promise mercredi. 
    Elles progressent par ailleurs sur plusieurs front, 
notamment dans la province de Hamas, où elles ont repris 
plusieurs localités dont les insurgés s'étaient emparées en 
août.   
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 
les forces gouvernementales ont profité d'un conflit entre les 
islamistes d'Ahrar al Cham et du Djound al Aksa, qui 
s'affrontent depuis vendredi matin dans la province voisine 
d'Idlib. 
    L'armée et ses alliés se sont par ailleurs emparées d'une 
grande partie d'Al Hameh, localité située au nord-ouest de 
Damas. 
    A la frontière turque, les djihadistes de l'Etat islamique 
ont pris plusieurs villages aux rebelles soutenus par Ankara, 
toujours selon l'OSDH.   
    Avec l'appui de blindes et d'avions turcs, les insurgés 
progressaient en direction de Dabiq, un lieu emblématique pour 
les djihadistes. Leur contre-attaque lancée vendredi soir leur a 
permis de reprendre Akhtarine et d'avancer en direction de 
Tourkman Bareh, à trois kilomètres à l'est de Dabiq.  
     
 
 (Avec Michelle Nichols à l'Onu et Daren Butler à Istanbul; 
Jean-Philippe Lefiefpour le service français) 
 
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  • delapor4 il y a un mois

    Pour sauver Alep, il faut que les Occidentaux cessent de soutenir les terroristes.