SYNTHESE-Nouvelles frappes aériennes, une offensive de l'EI repoussée

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* Feu vert pour l'envoi de peshmergas venant d'Irak * Une offensive de l'EI dans l'ouest de l'Irak repoussée * Le Pentagone reconnaît qu'un lot d'armes a été récupéré par l'EI BAGDAD, 22 octobre (Reuters) - Des frappes aériennes menées par la coalition ont fait 25 morts dans les rangs du groupe Etat islamique (EI) mercredi dans le nord de l'Irak et des combats ont eu lieu à l'ouest de Bagdad, tandis que les affrontements se poursuivaient à Kobani, en Syrie. Près de Baïdji, dans le nord de l'Irak, des frappes aériennes menées par la coalition sous conduite des Etats-Unis ont tué 25 combattants de l'EI, ont déclaré des habitants. Afin d'enrayer la progression de l'EI, une série de bombardements, menés dès les premières heures de la journée, ont visé Al Sinia, à l'ouest de Baïdji, ville stratégique voisine de la plus grande raffinerie du pays, ont déclaré ces habitants. L'armée américaine a dit avoir également mené 12 frappes mardi et mercredi sur des positions islamistes non loin du barrage de Mossoul, selon un communiqué du Commandement central américain. Dans la province d'Anbar (ouest de l'Irak), les chars et les véhicules blindés de l'armée ont par ailleurs repoussé une offensive des djihadistes contre la ville d'Amiriya Falloudja, à l'ouest de la capitale Bagdad, a-t-on déclaré de sources militaires. Environ 400 combattants de l'EI s'étaient regroupés la veille dans les villes de Falloudja et de Karma, non loin de là, avant de passer à l'attaque et d'accroître la pression sur le flanc ouest de la capitale. D'autres combats ont fait rage entre l'EI et l'armée irakienne dans le secteur de la ville de Hit, également située dans la province d'Anbar, à 130 km à l'ouest de Bagdad. Hit a été prise par les djihadistes au début du mois d'octobre. La plus grande base aérienne de la province d'Anbar, Aïn al Assad, le barrage de Haditha et les villes environnantes sont par ailleurs encerclées par les forces de l'Etat islamique. FEU VERT DU PARLEMENT KURDE IRAKIEN En Syrie, l'armée de l'air de Bachar al Assad a annoncé avoir détruit deux des trois avions militaires qui étaient aux mains des djihadistes de l'EI dans le nord du pays, reconnaissant ainsi pour la première fois que le groupe islamiste en détenait. ID:nL6N0SH3RG L'armée américain a, pour sa part, mené six frappes contre des positions du groupe de l'Etat islamique près de la ville frontalière de Kobani, où les peshmergas continuent de combattre les djihadistes qui tentent de prendre la ville septentrionale. Le parlement du Kurdistan irakien autonome a voté mercredi l'envoi de combattants via la Turquie pour prêter main forte aux Kurdes assiégés. Le président du Kurdistan autonome Massoud Barzani avait adressé mardi soir une lettre au parlement régional lui demandant son feu vert pour déployer des "peshmergas" à l'étranger afin qu'ils combattent aux côtés des Kurdes syriens. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient eu tort de parachuter une aide militaire aux combattants kurdes défendant la ville syrienne de Kobani, car, a-t-il dit, une partie des armes larguées est tombée entre les mains des djihadistes de l'Etat islamique. "Ce qui a été fait, à cet égard, s'est avéré une mauvaise chose. Pourquoi ? Parce qu'une partie des armes qu'ils ont larguées de leurs avions C-130 a été récupérée par l'EI", a dit le chef de l'Etat au cours d'une conférence de presse, dans la capitale Ankara. Le parachutage d'armes par les Américains remonte à dimanche soir. Un porte-parole des forces kurdes engagées dans la bataille de Kobani a confirmé qu'"une grande quantité de munitions et d'armes" avait atteint cette ville du nord de la Syrie, cible depuis la mi-septembre d'une offensive du groupe Etat islamique. Le Pentagone a reconnu cependant mercredi que deux palettes de matériel militaire destinés aux combattants kurdes de Kobani avaient été perdues lors de l'opération de parachutage. L'une a été détruite ensuite lors d'un raid aérien ultérieur et l'autre est tombée entre les mains des djihadistes de l'EI. (Saïf Hamid à Bagdad, Isabel Coles à Erbil, Gulsen Solaker et Ece Toksabay à Ankara, Susan Heavey à Washington; Agathe Machecourt et Eric Faye pour le service français)

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  • a.rosa le mercredi 22 oct 2014 à 19:06

    Ils n ont qu a en donner directement les Turques