SYNTHESE-Le Front national serait battu dans ses trois régions clés

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    * Une marge très faible pour les candidats de la droite 
classique 
    * Valls se dit fier d'avoir été clair pour lutter contre le 
FN 
    * Vif accrochage entre Bartolone et Pécresse en 
Ile-de-France 
 
    PARIS, 10 décembre (Reuters) - Le Front national serait 
battu dimanche soir dans les trois régions où il est le mieux 
placé, selon des sondages convergents, mais l'incertitude 
demeure, tant la marge est étroite avant le second tour des 
élections régionales. 
    En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur 
(Paca) et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, trois des six 
régions où le parti d'extrême droite a viré en tête dimanche 
dernier, les jeux semblent en effet loin d'être faits. 
    Dans le Grand Est, la liste de droite dirigée par Philippe 
Richert (Les Républicains) recueillerait 43% des suffrages et 
celle conduite par le vice-président du FN Florian Philippot 
obtiendrait 41% des voix, selon un sondage Elabe pour Les Echos, 
Radio Classique et Alila publié jeudi.  L8N13Z3O9  
    Mais ces chiffres ne permettent pas de prédire l'issue du 
scrutin, l'écart qui les sépare étant inférieur à la marge 
d'erreur, qui s'élève à trois points, ajoute le sondeur. 
    Le socialiste Jean-Pierre Masseret, qui a refusé de se 
retirer malgré des appels émanant de la direction de son parti, 
devrait conserver près de la moitié (49%) de ses électeurs du 
premier tour et bénéficier de l'appoint des deux tiers (68%) 
d'électeurs ayant voté pour le Front de gauche au premier tour. 
    En Paca, le candidat de la droite Christian Estrosi battrait 
d'une courte tête Marion Maréchal-Le Pen, selon un sondage 
Harris Interactive pour M6 publié jeudi. 
    Le maire de Nice obtiendrait 51% des voix grâce à un report 
sur son nom de la moitié (54%) des électeurs qui ont voté au 
premier tour pour les listes de gauche qui se sont retirées pour 
faire barrage au Front national, contre 49% à sa rivale. 
     
    VALLS SE FÉLICITE DE SA "CLARTÉ" 
    Cette marge est plus faible que celle donnée mercredi par un 
sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI, selon lequel 
le maire de Nice l'emporterait par 54% des voix grâce à un bon 
report de voix (77% des électeurs qui ont voté au premier tour 
pour les listes de gauche se prononceraient en sa faveur). 
    Christian Estrosi n'a obtenu que 26,47% des voix dimanche 
dernier, contre 40,55% à la nièce de Marine Le Pen. 
    Il a dû réorienter sa campagne pour tenter de l'emporter 
face à Marion Maréchal-Le Pen, qui l'a surclassé au premier tour 
sur son terrain de prédilection, la sécurité, et s'est efforcé 
jeudi de séduire à gauche.    
    La présidente du Front national, Marine Le Pen, ne 
réussirait pas non plus son pari dans le Nord, selon le sondage 
TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI. 
    Elle n'obtiendrait que 47% des voix dimanche prochain, 
contre 53% pour l'ancien ministre Xavier Bertrand (LR), 
également grâce à un report de 77% des voix de gauche. 
    Le Premier ministre, Manuel Valls, a déclaré jeudi être fier 
de la "clarté" des positions du Parti socialiste, même si le 
candidat du PS dans le Grand Est a désobéi à ses chefs. 
    "Je m'honore d'être le Premier ministre, le chef de la 
majorité, qui a dit clairement les choses pour ce qui concerne 
le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, pour ce qui concerne Paca et 
pour ce qui concerne le Grand Est parce que dans ces moments là 
les Français ont besoin d'une position claire et nette", a-t-il 
dit lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat. 
    Il a estimé que le jeu était "particulièrement ouvert" dans 
les neuf autres régions de France métropolitaine et a appelé les 
Français à aller voter dimanche prochain pour la majorité. 
     
    TENSIONS EN ILE-DE-FRANCE 
    "Oui, ils doivent aller voter dans ces régions-là pour les 
listes de gauche, pour la gauche qui s'est rassemblée".  
    "Il est essentiel que les Français aillent voter dimanche 
prochain parce qu'il en va à la fois de l'avenir du pays, de son 
image mais bien sûr de l'avenir des régions", a-t-il ajouté. 
    Interrogée sur le sondage qui la donne battue dans le Nord, 
Marine Le Pen, qui devait réunir jeudi soir toutes les têtes de 
liste de son parti à Paris, a dit ne pas croire à ce résultat.  
    "Je crois qu'il y aura beaucoup d'abstention dans les 
électeurs de gauche car les électeurs de gauche se sentent 
trahis", a-t-elle dit dans un débat d'entre-deux-tours organisé 
par RTL, LCI et Le Figaro. 
    En Ile-de-France, la campagne s'est à nouveau tendue à trois 
jours du deuxième tour des régionales entre Claude Bartolone et 
Valérie Pécresse, à la suite de déclarations du socialiste 
présentant sa rivale comme l'avocate de la "race blanche". 
    Des ténors de la droite ont condamné jeudi les sorties du 
président de l'Assemblée nationale, qualifiées d'"abjectes" par 
la candidate de la droite et de "dérapage lourd" par l'ancien 
Premier ministre François Fillon, qui voit là "une forme de 
discrimination anti-française".   
    Les deux candidats à la présidence d'Ile-de-France, donnés 
quasiment à égalité dans les sondages de deuxième tour, n'en 
sont pas à leur premier échange d'invectives et ont même menacé 
à plusieurs reprises le camp adverse de porter plainte.  
 
 (Service France, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M3182284 le jeudi 10 déc 2015 à 17:21

    On comprend que Hollande garde précieusement Taubira: il garde ses chances face au FN au 2eme tour de la présidentielle avec son "appel à la raie publique"