SYNTHESE-La Syrie réduit le pilonnage d'Alep, Paris relance la diplomatie

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    * Jean-Marc Ayrault se rend aux Etats-Unis et en Russie 
    * La France veut faire voter une résolution à l'Onu 
    * Moins de frappes sur Alep, annonce l'armée syrienne 
    * La moitié des civils d'Alep-Est veulent partir-Onu 
 
    PARIS/MOSCOU/BEYROUTH, 5 octobre (Reuters) - Après 15 jours 
de pilonnage intensif d'Alep, l'armée syrienne a annoncé 
mercredi son intention de limiter les tirs d'artillerie et les 
frappes aériennes dans la partie orientale de la ville tenue par 
les insurgés, au moment où la France reprend l'initiative sur le 
plan diplomatique pour tenter de faire taire les armes en Syrie. 
    Dans un communiqué publié mercredi soir, le commandement 
général de l'armée syrienne assure que les civils d'Alep-Est 
sont utilisés comme boucliers humains et ajoute que la réduction 
des bombardements permettra à ceux qui le souhaitent de gagner 
des zones plus sûres.  
    Quelques heures auparavant, le ministre français des 
Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault faisait part de son 
intention de se rendre à Moscou jeudi et à Washington vendredi 
pour tenter de convaincre Russes et Américains d'adopter la 
résolution présentée par la France et l'Espagne au Conseil de 
sécurité de l'Onu pour permettre l'instauration d'un 
cessez-le-feu à Alep.   
    Le "cynisme" de la Russie dans la guerre en Syrie ne trompe 
personne, a estimé mercredi Jean-Marc Ayrault à la veille de ce 
déplacement.   
    "Je vais à Moscou pour dire aux Russes : ces images que le 
monde entier voit de bombardements, de morts (...) ce n'est pas 
possible, ça ne peut pas continuer, c'est une catastrophe 
humanitaire", a dit le chef de la diplomatie française sur la 
chaîne de télévision LCI. 
    "Cette situation est inacceptable, elle est profondément 
choquante, elle est honteuse, la France ne veut pas participer 
en fermant les yeux et en ne faisant rien", a-t-il ajouté. 
    Ce double déplacement du chef de la diplomatie française 
survient sur fond d'impasse diplomatique entre les Etats-Unis et 
la Russie, Washington accusant Moscou de ne pas tenir ses 
engagements pris lors de l'accord américano-russe de 
cessez-le-feu conclu le 9 septembre dernier.  
     
    LES RÉSERVES S'ÉPUISENT 
    Les deux architectes de ce cessez-le-feu qui n'aura pas duré 
une semaine, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï 
Lavrov et son homologue américain John Kerry se sont parlés au 
téléphone mercredi mais rien n'a filtré de leur conversation. 
    Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé que 
Sergueï Lavrov rencontrerait Jean-Marc Ayrault jeudi. 
    Après l'échec du cessez-le feu, l'armée syrienne, soutenue 
par des milices chiites venues du Liban et d'Irak, ainsi que par 
l'armée de l'air russe, a lancé, dès la fin officielle de la 
trêve, le 19 septembre, une nouvelle offensive contre la partie 
est d'Alep, qui s'est intensifiée à partir du 22 septembre. 
    A la suite de ce déluge de feu, Washington a officiellement 
rompu ses discussion avec la Russie lundi, accusant Moscou de ne 
pas tenir ses engagements. 
    L'offensive syro-russe a permis de couper toutes les routes 
utilisées par les insurgés pour entrer dans Alep, ce qui 
explique la décision de réduire les bombardements terrestres et 
aériens, précise le communiqué de l'armée syrienne. 
    Les bombardements sur la partie est d'Alep, et notamment sur 
des hôpitaux, ainsi que les tirs des rebelles sur la partie 
ouest d'Alep tenue par le gouvernement, ont tué des centaines de 
civils, rapportent des habitants et l'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH).  
    Dans ce contexte d'assiégement total, la moitié des 275.000 
civils pris au piège dans les quartiers est d'Alep souhaitent 
quitter la ville, indique le Bureau de la coordination des 
affaires humanitaires de l'Onu (OCHA) en précisant que les 
réserves alimentaires s'épuisent.   
    Depuis le début de leur offensive, l'armée et ses alliés ont 
gagné du terrain dans la partie nord de la ville. Ils se sont 
notamment emparés du camp de réfugiés palestiniens d'Handarat. 
    Des secteurs plus petits ont également été pris dans le sud 
et au centre-ville. 
    L'armée syrienne a pris le contrôle mercredi de plusieurs 
usines dans le quartier industriel d'Al Oouïdja, au sud du camp 
d'Handarat, explique-t-on de source militaire syrienne. 
 
 (Angus McDowall, John Irish, Lidia Kelly, avec Marine 
Pennetier; Jean-Philippe Lefief et Danielle Rouquié pour le 
service français) 
 
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  • Berg690 il y a 10 mois

    Les avions de combat de la « Coalition américaine » ont perpétré un nouveau massacre contre les Syriens, tuant et blessant plus de 60 civils dans le village de Thalthana dans la banlieue de la zone de Bab au nord de la ville d’Alep.

  • PzKpfw il y a 10 mois

    http://lesakerfrancophone.fr/syrie-la-propagande-etasunienne-a-du-plomb-dans-laile