SYNTHESE-Hollande et Valls tentent d'éteindre le feu sur la loi Travail

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    * Hollande promet que le texte contesté sera modifié 
    * Des rencontres avec les syndicats, un séminaire PS pour 
apaiser 
    * Les appels à la mobilisation contre le texte le 9 mars 
confirmés 
 
    PARIS, 1er mars (Reuters) - François Hollande et Manuel 
Valls multiplient les gestes d'apaisement pour éviter un blocage 
de la réforme du Code du travail et une mobilisation durable des 
syndicats et des mouvements de jeunes. 
    Le chef de l'Etat a jugé "légitimes" mardi les 
interrogations sur le texte, critiqué par l'ensemble des 
syndicats et une partie des socialistes, et assuré qu'il serait 
modifié.   
    Le Premier ministre a promis quant à lui de réunir les 
députés socialistes en séminaire la semaine prochaine, en plus 
des partenaires sociaux, et s'est dit prêt à discuter du futur 
barème des indemnités prud'homales, un des principaux points de 
blocage à gauche et chez les syndicats.    
    "Ce débat doit avoir lieu, je suis à l'écoute à la fois des 
partenaires sociaux et bien sûr du Parlement", a-t-il dit devant 
les députés mardi, au lendemain du report au 24 mars de la 
présentation du texte au conseil des ministres. 
    Son entourage avait précisé lundi que le plafonnement des 
indemnités serait conservé mais qu'il était possible de "faire 
bouger les curseurs", sur ce sujet comme sur la définition des 
motifs de licenciement économique. 
    "Il y aura des informations qui seront données, des 
améliorations qui seront apportées et une conclusion qui 
forcément devra amener les uns et les autres à prendre leurs 
responsabilités, c'est-à-dire à faire en sorte que nous 
puissions avancer", a dit François Hollande.     
     
    APPELS À LA MOBILISATION CONFIRMÉS 
    Malgré le report de 15 jours de la présentation du texte au 
conseil des ministres, une vingtaine d'organisations de jeunesse 
ancrées à gauche appellent à une journée d'actions et 
d'initiatives le 9 mars pour obtenir son retrait. 
    Cette mobilisation sera le prélude d'une journée de 
manifestations le 31 mars préparée à la fois par les mouvements 
de jeunes et des syndicats de salariés.   
    Une pétition demandant au gouvernement de renoncer à cette 
réforme avait quant à elle recueilli quelque 850.000 signatures 
mardi après-midi sur internet. 
    Prêt à entendre certaines demandes des syndicats 
"réformistes", le gouvernement tente aussi de calmer la fronde 
d'une partie de la gauche, illustrée par les critiques de 
Martine Aubry et l'annonce de son départ de la direction du 
Parti socialiste.   
    "Le gouvernement tente d'éteindre les incendies au PS et 
dans l'opinion publique", explique le politologue François 
Miquet-Marty, de Viavoice. 
    "Le risque est celui d'un effet de système des contestations 
qui s'agrègeraient entre elles contre un texte qui cristallise 
l'ensemble des mécontentements de ces dernières années sur le 
plan politique, social et économique", ajoute-t-il. 
     
    L'OPPOSITION DÉNONCE UN RECUL     
    L'opposition centriste et de droite, dont certains élus 
s'étaient déclarés favorables à la version initiale de la 
réforme, a déploré le report de la présentation du texte et 
l'ouverture de l'exécutif à des modifications. 
    "Le gouvernement a reculé face aux différents archaïsmes, 
c'est dramatique", a déclaré le centriste Philippe Vigier, 
président du groupe UDI de l'Assemblée. "Si ses principales 
dispositions sont retirées, nous ne pourrons pas le voter." 
    "Après huit jours d'un psychodrame qui a agité toutes les 
gauches, votre loi vient tout simplement de faire 'pschitt'", a 
lancé le président du groupe Les Républicains, Christian Jacob, 
à Manuel Valls, mardi à l'Assemblée. "Le report de cette loi 
n'est rien d'autre pour vous qu'une humiliation." 
    A la gauche du PS, le report de la présentation du texte n'a 
pas calmé la colère. 
    "C'est un texte régressif, notre opposition est globale, 
totale", a dit le président du groupe Front de gauche, André 
Chassaigne. "Nous ne nous laisserons pas prendre dans le piège 
de la démolition du Code du travail." 
 
 (Jean-Baptiste Vey, avec Emile Picy et Ingrid Melander, édité 
par Yves Clarisse) 
 
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  • JOG58 il y a 9 mois

    Avant de lancer de tels projets dans la nature, on réfléchit comment on va les présenter et qu'elles seront les modalités d'application! Mais pour faire ce genre de travail de fond, il faut des ministres, un président et un 1er ministre compétents......et ça c'est pas pour demain, encore plusieurs mois à attendre pour ce débarrasser de ces fleaux