SYNTHESE-G20-Pas de solution miracle pour la croissance ni pour la Syrie

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    * Le G20 d'accord pour lutter contre le protectionnisme 
    * Les participants pour une croissance qui profite à tous 
    * Pas de décisions concrètes en ce sens 
    * Sommet perturbé par les tirs de missiles nord-coréens 
    * USA et Russie toujours embourbés dans le dossier syrien 
    * Pas d'avancée sur la Syrie malgré une réunion au sommet 
 
    par Kevin Yao et Michael Martina 
    HANGZHOU, Chine, 5 septembre (Reuters) - Les dirigeants des 
20 premières puissances mondiales réunis en sommet pendant deux 
jours en Chine ont décidé de coordonner leurs politiques et de 
lutter contre le protectionnisme sur le plan économique, tout en 
travaillant sur le dossier syrien sur le plan diplomatique, mais 
sans avancées concrètes dans les deux cas. 
    Le thème de la croissance économique semble avoir fait 
consensus. La reprise est là, constatent les dirigeants du G20 
dans leur communiqué final, mais "la croissance reste plus 
faible qu'il ne le faudrait", ajoutent-ils en s'engageant à 
"promouvoir une économie mondiale innovante, revigorée, 
interconnectée et solidaire".   
    Le président chinois Xi Jinping a appelé ses collègues chefs 
d'Etat et de gouvernement à relancer la croissance par 
l'innovation et pas seulement en jouant sur la fiscalité et la 
politique monétaire. 
    "Nous souhaitons relancer les moteurs de croissance du 
commerce international et de l'investissement", a déclaré Xi 
Jinping lundi en clôture du sommet qui s'est tenu à Hangzhou, la 
capitale de la province du Zhejiang. 
    "Nous soutiendrons les mécanismes du commerce international 
et nous nous opposerons au protectionnisme pour enrayer la 
baisse du commerce mondial", a-t-il ajouté. 
    La directrice générale du Fonds monétaire international 
(FMI), Christine Lagarde a elle aussi prôné une croissance 
solidaire ("inclusive"). 
    "Il nous faut une croissance plus forte, mais elle doit être 
plus équilibrée, plus solide et plus globale pour qu'elle 
profite à tous", a-t-elle déclaré à l'issue du sommet de deux 
jours.     
    Les discussions ont été perturbées par trois nouveaux tirs 
de missiles balistiques par la Corée du Nord.   
    Ce n'est pas la première fois que la Corée du Nord tire des 
missiles à un moment sensible pour attirer l'attention sur son 
potentiel militaire, mais ceux-ci sont embarrassants pour son 
allié chinois qui avait mis un point d'honneur à organiser un 
sommet sans accroc à Hangzhou. 
    Les Etats-Unis ont qualifié ce tir d'irréfléchi tandis que 
le Premier ministre japonais Shinzo Abe les a une nouvelle fois 
jugés "impardonnables".    
         
    DIRIGEANTS FRAGILISÉS 
    L'impuissance a également été de mise dans le dossier 
syrien. Le président des Etats-Unis et son homologue russe 
Vladimir Poutine ont eu une discussion en tête à tête mais leurs 
ministres des Affaires étrangères n'ont pas pu se mettre 
d'accord sur un accord de cessez-le-feu.   
    Certains dirigeants politiques sont apparus en difficulté 
sur le plan interne, ce qui a suscité des questions et pris le 
pas sur les dossiers internationaux. 
    C'était a priori le dernier G20 de Barack Obama qui laissera 
la place début 2017 soit à son ancienne chef de la diplomatie, 
la démocrate Hillary Clinton, soit au républicain Donald Trump, 
favorable au protectionnisme. 
    La Première ministre britannique Theresa May, dont c'était à 
l'inverse le premier grand sommet international, a dû répondre 
aux questions sur le calendrier du Brexit et les futures 
relations entre le Royaume-uni et l'Union européenne, notamment 
en matière d'immigration.    
    Quant à la chancelière allemande Angela Merkel, elle a dû 
commenter la troisième place à laquelle est arrivé dimanche son 
parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), aux élections 
régionales de Mecklembourg-Poméranie occidentale derrière le 
parti anti-immigration Alternative für Deutschland (AfD). 
  
    "Je suis très insatisfaite de l'issue des élections", a 
déclaré la chancelière. "A l'évidence, cela a quelque chose à 
voir avec la question des réfugiés. Mais je pense, quoi qu'il en 
soit, que les décisions prises étaient les bonnes et que nous 
devons continuer à travailler dessus", a-t-elle ajouté en 
soulignant qu'il s'agissait de "regagner la confiance". 
    Quelques progrès ont toutefois été constatés, notamment en 
matière d'environnement. 
    La Chine et les Etats-unis ont ratifié l'accord de Paris sur 
le climat à la veille du sommet du G20, ce qui devrait avoir un 
effet d'entraînement sur d'autres pays.   
    Le G20 a par ailleurs appelé à la formation d'un forum 
mondial pour prendre des mesures destinées à traiter les 
surcapacités dans le domaine de l'acier, a déclaré la Maison 
blanche dans un communiqué. 
    La moitié de la production mondiale d'acier, qui est de 1,6 
milliard de tonnes par an, sort des usines chinoises. Le pays a 
une surcapacité de 300 millions de tonnes qu'il a du mal à 
résorber. En période de hausse des prix, les entreprises sont 
incitées à développer leur production pour l'export. 
 
 (Avec Sue-Lin Wong, Michael Martina, Roberta Rampton, Ruby 
Lian, Kevin Yao, Nate Taplin, William James et gen Tham à 
Hangzhou,  Ben Blanchard, Nick Heath, Jason Subler et John 
Ruwitch à Pékin et Jack Kim et Ju-min Park à Séoul; Danielle 
Rouquié pour le service français, édité par Tangi Salaün) 
 
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