SYNTHESE-Frappes aériennes en Irak et Syrie, crainte d'attentats

le
0

* Frappes françaises près de Falloudja à l'ouest de Bagdad * Projet d'attentats dans le métro à Paris et aux USA, dit l'Irak * Vote vendredi des députés GB pour participer à la coalition * Les forces kurdes repoussent les djihadistes autour de Kobani * Une ville des environs de Damas reprise par l'armée d'Assad par Arshad Mohammed et Tom Perry NEW YORK/BEYROUTH, 25 septembre (Reuters) - L'aviation française a frappé les djihadistes de l'Etat islamique en Irak tandis que les forces américaines les bombardaient en Syrie, jeudi, à la veille d'un vote à Londres par lequel le Royaume-Uni devrait officiellement rejoindre la coalition anti-djihadistes. "Il y a eu des frappes ce matin en Irak", a dit le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll, au lendemain de la décapitation de l'otage français Hervé Gourdel en Algérie par un groupe qui a fait allégeance à l'EI, en représailles aux premières opérations françaises vendredi dernier. La France a déclaré que ses appareils avaient bombardé quatre hangars abritant du matériel militaire de l'Etat islamique près de Falloudja, bastion des djihadistes sunnites à l'ouest de Bagdad. Jusqu'à présent, la France n'a pas pris part à des frappes en Syrie, mais le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que la question était désormais posée. L'armée de l'air américaine a bombardé de son côté jeudi un puits de pétrole contrôlé par les djihadistes de l'EI dans l'est de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH, proche de l'opposition syrienne). Quelques heures plus tôt, la coalition conduite par Washington avait mené des frappes aériennes contre des raffineries que l'EI contrôle dans le nord-est de la Syrie. La Grande-Bretagne s'apprête elle aussi à rejoindre les forces qui mènent des raids aériens contre les djihadistes. Le Premier ministre David Cameron s'y est déclaré favorable et a demandé à la chambre des communes de lui donner vendredi son feu vert. Plus de 120 érudits musulmans du monde entier, dont nombre de hautes personnalités de l'islam sunnite, ont dénoncé dans une lettre ouverte l'Etat islamique, estimant que ses actes causaient "un grand tort et une offense à l'islam, aux musulmans et au monde entier". En France, le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a invité jeudi "les musulmans de France et leurs amis" à un rassemblement vendredi pour dénoncer les actes terroristes commis au nom de l'islam ( ID:nL6N0RQ3WD ). LES KURDES REPOUSSENT L'EI AUTOUR DE KOBANI Conséquence de l'engagement occidental contre les djihadistes, le groupe Etat islamique projetterait, à en croire l'Irak, des attentats contre des métros à Paris et aux Etats-Unis. Plusieurs hauts responsables américains et une source gouvernementale française à Paris ont cependant dit ne pas disposer d'informations étayant les propos d'Abadi. "A cette heure-ci, les services de renseignement français n'ont aucun élément permettant de confirmer les déclarations du Premier ministre irakien", a dit la source française. L'Elysée n'en a pas moins annoncé jeudi un renforcement des mesures de sécurité dans les lieux publics et dans les transports en France. ( ID:nL6N0RQ32Y) Les Etats-Unis ont appelé de leur côté leurs ressortissants présents en Turquie à la prudence, déclarant que les régions de l'est et du sud-est de ce pays, frontalières de la Syrie et de l'Irak, étaient extrêmement sensibles. En Syrie, sur le terrain, les forces kurdes ont stoppé la progression des islamistes en direction de la ville-frontière de Kobani, ont déclaré jeudi deux responsables kurdes. "L'YPG (les forces de défense kurdes) a contre-attaqué et repoussé les islamistes à une dizaine ou une quinzaine de kilomètres", a dit à Reuters un responsable kurde, Idris Nassan. Et en Irak, l'armée a repris un secteur de la province d'Anbar, tandis que les combats se poursuivent dans un autre secteur de cette région. ID:nL6N0RQ59E A une trentaine de kilomètres au nord-est du centre de Damas, l'armée du président syrien Bachar al Assad a conquis jeudi la ville d'Adra al Omalia, qui était aux mains des insurgés, renforçant ainsi l'emprise des troupes gouvernementales sur les zones autour de la capitale. L'OSDH a confirmé la chute de cette ville, annoncée tout d'abord par la télévision nationale. Avec l'appui militaire du Hezbollah chiite libanais, l'armée syrienne étend ainsi progressivement son contrôle sur un corridor de territoire situé entre Damas et la côte méditerranéenne. (Avec Michelle Nichols à l'Onu, John Irish, Julien Ponthus, Grégory Blachier, Emmanuel Jarry, Elizabeth Pineau et Andrew Callus à Paris, Sylvia Westall à Beyrouth; Eric Faye pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant