SYNTHESE-France-Cinq des auteurs des attentats, le commanditaire identifiés

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(Actualisé avec identifications, Valls, perquisitions) PARIS-BRUXELLES, 16 novembre (Reuters) - La France a identifié le commanditaire présumé et cinq des auteurs des attentats de vendredi, dont quatre Français au nombre desquels figure un homme mis en examen en 2012 pour terrorisme et visé par un mandat d'arrêt international. Une minute de silence a été observée lundi en France, à midi, en hommage aux victimes des attaques de vendredi dernier, qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés. Manuel Valls a déclaré sur RTL que les attentats avaient été "organisés, pensés, planifiés depuis la Syrie". Rappelant que cinq attentats avaient été déjoués en France depuis l'été dernier, le Premier ministre a dit que les Français devaient s'attendre à "sans doute (...) de nouvelles répliques." François Hollande, qui s'est rendu à la Sorbonne à la mi-journée pour y observer une minute de silence dans le cadre de trois jours de deuil national, devait s'adresser lundi après-midi au Parlement réuni en Congrès à Versailles (Yvelines). Des chasseurs-bombardiers français ont lancé dimanche soir leur raid le plus massif jusqu'ici en Syrie, visant Rakka, bastion de l'Etat islamique. Le raid a impliqué 12 avions français, dont 10 avions de chasse, et 20 bombes ont été larguées, a annoncé la Défense. ID:nL8N13A16J Mettant à profit l'état d'urgence décrété depuis vendredi soir, les forces de police ont interpellé 23 personnes lors de 168 perquisitions effectuées dans la nuit de dimanche à lundi dans de nombreuses villes françaises. Le cerveau présumé des attentats est un Belge d'origine marocaine Abdelhamid Abaaoud, 27 ans, une figure de l'Etat islamique (EI) qui serait à l'origine de plusieurs attentats ou projets en Europe, a dit une source proche du dossier. NOUVEAUX ASSAILLANTS IDENTIFIES Les deux nouveaux assaillants identifiés sont le kamikaze du Stade de France auprès duquel un passeport syrien a été retrouvé et l'un des tireurs et kamikazes de la salle de spectacle parisienne du Bataclan où au moins 89 personnes ont été tuées. L'authenticité du passeport syrien au nom d'Ahmad Al Mohammad, né le 10 septembre 1990 à Idlib (Syrie), reste à vérifier mais le procureur de Paris précise dans un communiqué que les empreintes du kamikaze concordent avec celles relevées lors d'un contrôle de "migrants" en Grèce en octobre dernier. Le deuxième assaillant, un Français de 28 ans né à Paris et originaire de Drancy (Seine-Saint-Denis), Samy Amimour, avait été mis en examen le 12 octobre 2012 pour association de malfaiteurs terroriste, après notamment un projet avorté de départ vers le Yémen et placé sous contrôle judiciaire. Il ne respectait plus son contrôle judiciaire depuis 2013 et faisait l'objet depuis lors d'un mandat d'arrêt international. Les autorités françaises pensent qu'il s'était rendu en Syrie à cette période, selon une source proche du dossier. Trois membres de son entourage familial ont été placés en garde à vue lundi matin. Des perquisitions étaient en cours lundi à Drancy dans son entourage. Un haut responsable turc a fait savoir lundi que la Turquie avait alerté à deux reprises, en 2014 et 2015, la France sur l'un des attaquants du Bataclan identifié dès samedi, Ismaïl Omar Mostefai, mais que les autorités françaises n'avaient formulé de demande d'informations qu'après les attentats. Passé par le territoire turc fin 2013, il se serait rendu en Syrie fin 2013-début 2014, selon une source proche du dossier. OPERATION A BRUXELLES Sept membres de l'entourage de cet homme de 29 ans originaire de Courcouronnes (Essonne), connu de la justice française pour des délits de droit commun mais jamais incarcéré, étaient toujours en garde à vue lundi en France, a-t-on appris de source judiciaire. Des perquisitions ont été menées dimanche dans son entourage, a-t-on indiqué de même source. Au total, quatre Français, dont plusieurs qui résidaient en Belgique, figurent pour l'heure au nombre des participants aux attentats. Il reste deux des sept kamikazes à identifier. L'un des deux Français identifiés dimanche, Bilal Hadfi, âgé de 20 ans, s'est fait sauter à proximité du Stade de France. Le deuxième, Brahim Abdeslam, 31 ans, a actionné son gilet d'explosifs dans le restaurant Le Comptoir Voltaire, dans le XIe arrondissement de la capitale. Une opération de police était en cours lundi à Bruxelles pour tenter d'appréhender l'un des frères de ce dernier, Abdeslam Salah, un Français qui faisait l'objet d'un appel à témoins des autorités françaises depuis dimanche. Un troisième frère Abdeslam, également de nationalité française et habitant en Belgique, est depuis le week-end entre les mains des autorités belges. Au total sept personnes ont été interpellées en Belgique, principalement à Molenbeek, quartier pauvre de Bruxelles connu pour être l'épicentre de l'islam radical. (Sophie Louet avec service France, édité par Yves Clarisse)

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