SYNTHESE-Athènes offre des concessions, ses créanciers "fatiguent"

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* Aucun accord attendu à l'issue de la réunion de Riga * Ouvertures de Varoufakis sur les retraites, les impôts et les privatisations * Ses partenaires attendent des "propositions véritables avec des chiffres concrets" par Jan Strupczewski et Robin Emmott RIGA, 24 avril (Reuters) - Le gouvernement grec, en mal de liquidités, a proposé vendredi une série de concessions sur certaines des réformes réclamées par ses créanciers internationaux mais ses partenaires de l'Eurogroupe ont appelé à une accélération des négociations. Dans une note de blog publiée avant l'ouverture, à Riga, d'une nouvelle réunion avec ses collègues de l'Eurogroupe, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, se dit d'accord avec certaines conditions formulées par les créanciers d'Athènes mais maintient que leur approche a échoué et qu'ils doivent la modifier. "Les désaccords actuels avec nos partenaires ne sont pas insurmontables", écrit-il. "Notre gouvernement a hâte de rationaliser le système de retraite (en limitant par exemple les départs anticipés à la retraite), poursuivre la privatisation partielle d'actifs publics, s'attaquer aux prêts douteux qui obstruent les circuits du crédit de l'économie, créer une commission des impôts pleinement indépendante et pousser l'entreprenariat", poursuit Varoufakis. Viabiliser le système grec des retraites, privatiser et rendre le fisc parfaitement indépendant sont au nombre des conditions réclamées par les créanciers d'Athènes pour débloquer la dernière tranche, de 7,2 milliards d'euros, prévue par l'actuel plan d'assistance financière. ULTIME ÉCHÉANCE EN JUIN ? Elu le 25 janvier sur la promesse d'en finir avec les politiques d'austérité imposées par la "troïka" (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), le parti de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras s'est longtemps opposé à ces conditions. Mais les négociations engagées immédiatement après les élections ont traîné en longueur et, en dépit de l'urgence, la réunion de Riga, énième rendez-vous de cette saga, ne devrait déboucher sur aucun accord, ont confirmé à leur arrivée le commissaire européen chargé de l'Euro et du Dialogue social, Vladis Dombrovskis, et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. "Cette réunion va porter sur où nous en sommes pour le moment, sur ce qui doit être fait, et c'est tout", a déclaré le ministre slovaque des Finances, Peter Kazimir, avant d'admettre "un peu de fatigue dans ce dossier". "Nous discutons, mais nos discussions manquent de substance. Et c'est un problème, un problème crucial. Nous attendons des propositions véritables avec des chiffres concrets, et le temps passe, le temps passe. Nous n'avons plus de temps à consacrer à des bavardages diplomatiques ou politiques", a-t-il insisté. ID:nL5N0XL1CI Certains investisseurs ont déjà les yeux rivés sur la prochaine réunion ministérielle de l'Eurogroupe, programmée le 11 mai à Bruxelles. Le lendemain, la Grèce aura à rembourser 750 millions d'euros au FMI. Mais des responsables de l'Eurogroupe ont confié à Reuters qu'il ne faudrait pas davantage attendre de résultat de cette réunion du 11 mai et le ministre slovaque des Finances a noté pour sa part que l'échéance importante était fixée à fin juin, lorsqu'expirera l'actuel plan de sauvetage financier de la Grèce. "Il y a un fort sentiment d'urgence pour nous tous. Le temps presse. Mais il y a une grande détermination parmi nos collègues grecs", a indiqué à Riga le président de l'Eurogroupe, le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem. LA QUESTION CLÉ DES EXCÉDENTS PRIMAIRES Dans sa note de blog, Varoufakis insiste tout particulièrement sur les objectifs d'excédent primaire du budget grec, soit le solde du budget avant prise en compte du coût des intérêts de la dette. De sources grecques, on indique que le gouvernement Tsipras vise pour cette année un excédent primaire de l'ordre de 1,2% à 1,5% du PIB, bien inférieur donc aux objectifs de 3% en 2015 puis 4,5% en 2016 fixés par le Mémorandum de l'EU et du FMI qui a encadré en 2012 le plan d'assistance financière. Mais ces objectifs, affirme Varoufakis, sont une "trappe à austérité". ID:nL5N0XL0XS Sur ce point précis des excédents primaires, son homologue français, Michel Sapin, a estimé vendredi à son arrivée à Riga qu'il existait des marges de manoeuvre. A la veille de cette réunion, Alexis Tsipras s'est entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel en marge du conseil européen extraordinaire consacré à la crise des migrants en Méditerranée. Dans l'entourage du Premier ministre grec, on rapporte que les deux dirigeants ont noté que des "progrès importants" avaient été accomplis depuis leur précédente rencontre, le 23 mars à Berlin. La chancelière allemande a déclaré de son côté que "tout doit être entrepris" pour empêcher que la Grèce se retrouve à court d'argent avant d'avoir conclu un accord sur les réformes avec ses créanciers internationaux. Elle a qualifié de "constructif" son entretien avec Tsipras mais a ajouté que tous deux s'étaient mis d'accord pour que le contenu de leur discussion reste confidentiel. (voir ID:nL5N0XK5KD ) (avec Ingrid Melander et Gederts Gelzis; Henri-Pierre André et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)

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  • nono67 le vendredi 24 avr 2015 à 11:55

    au final ils feront les concessions exigées par la troika mais avec des modifs à la marge , cela ne s'appelle plus la troika . Tout cela pour garder la face vis à vis des electeurs grecs . Du mélanchon quoi . On s'agite , on s'offusque , on menace , on parle fort , on ne met pas de cravates etc etc , tout cela pour arriver au bout par baisser pavillon car la réalité rattrape toujours les idées populistes fumeuses .

  • M5626052 le vendredi 24 avr 2015 à 11:37

    Il existe un problème fondamental en Grèce : les riches ne payent pas d'impôts. Mais si l'Europe veut les obliger à le faire, quid du crédo libéral de cette dernière ?

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