SYNTHESE 2-Violents combats en Syrie avant l'arrêt prévu des hostilités

le
0
 (Actualisé avec le Front al Nosra) 
    * Bombardements à l'est de Damas 
    * Combats aussi dans la province de Lattaquié 
    * La trêve doit entrer en vigueur à 22h00 GMT 
    * La Turquie fait part de ses doutes 
    * Al Nosra appelle à intensifier les combats 
    * Moscou souhaite une résolution de l'Onu 
 
    par Tom Perry 
    BEYROUTH, 26 février (Reuters) - D'intenses raids aériens 
ont été signalés vendredi contre les zones tenues par les 
rebelles syriens à l'est de Damas et les combats se 
poursuivaient dans la majeure partie de l'ouest de la Syrie, 
quelques heures avant l'entrée en vigueur du plan 
russo-américain de cessation des hostilités. 
    Au moins 26 raids aériens et des tirs d'artillerie ont pris 
pour cible la ville de Douma, dans la plaine de la Ghouta 
orientale près de Damas, rapporte l'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH).  
    Les services de secours dans cette zone tenue par les 
rebelles ont indiqué sur leur compte Twitter que ces 
bombardements avaient fait cinq morts. 
    L'accord de "cessation des hostilités" doit entrer en 
vigueur à minuit heure de Damas (22h00 GMT vendredi). Les 
belligérants avaient jusqu'à ce vendredi 10h00 GMT, midi heure 
de Damas, pour dire s'ils acceptaient ce projet.  
    Le gouvernement syrien a approuvé ce plan présenté par les 
Russes et les Américains tandis que l'opposition, qui a exprimé 
de vives réserves, s'est dit prête à une trêve de deux semaines 
pour vérifier la bonne volonté du pouvoir syrien et de ses 
alliés russes et iraniens. 
    "Le Haut Conseil pour les négociations confirme l'accord 
donné par les composantes de l'Armée syrienne libre et de 
l'opposition armée à une trêve provisoire à compter de minuit 
samedi", a annoncé le HCN dans un communiqué publié en milieu de 
journée. 
     
    AL NOSRA MENACE  
    Le gouvernement syrien et ses alliés ne doivent pas utiliser 
cette trêve "pour continuer leurs activités hostiles contre les 
groupes de l'opposition sous prétexte de combattre le 
terrorisme", ajoute toutefois le HCN, soutenu par l'Arabie 
saoudite. 
    Le gouvernement de Bachar al Assad a affirmé qu'il 
continuerait à combattre "sans répit" les djihadistes de l'Etat 
islamique (EI) et les groupes liés à Al Qaïda comme le Front al 
Nosra, qui sont exclus de l'accord de trêve. 
    Le Front al Nosra a dénoncé la trêve et appelé tous les 
rebelles syriens à intensifier leurs attaques contre les forces 
du président Bachar al Assad et leurs alliés chiites libanais et 
iraniens. 
    Dans un message audio diffusé par la chaîne de télévision 
Orient News, son dirigeant, Abou Mohamad al Golani, ajoute que 
si le conflit en Syrie n'est pas réglé, il s'étendra d'ici dix 
ans aux pays sunnites de la région, y compris à l'Arabie 
saoudite.   
    A Genève, les Nations unies ont fait savoir qu'une très 
large majorité des groupes armés de l'opposition syrienne 
avaient donné leur accord au plan russo-américain.  
    Le président russe Vladimir Poutine a affirmé pour sa part 
que toutes les parties engagées dans le conflit et concernées 
par la trêve avaient accepté de la respecter.  
     
    POSSIBLE REPRISE DES NÉGOCIATIONS LE 7 MARS 
    Son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dit 
espérer que le Conseil de sécurité des Nations unies adopte une 
résolution appuyant ce cessez-le-feu. 
    La Turquie, pour sa part, a dit soutenir le principe d'une 
trêve mais fait toujours part de ses doutes sur son succès, à la 
lumière de l'intensification des combats à quelques heures de 
son hypothétique entrée en vigueur. 
    La Ghouta orientale, place forte du groupe rebelle Djaïch al 
Islam représenté au sein de l'alliance de l'opposition, est la 
cible régulière de l'armée syrienne et de ses soutiens. 
    L'OSDH a également fait état de tirs d'artillerie des forces 
gouvernementales et de frappes aériennes au cours de la nuit 
dans la province de Hama et de bombardements dans la province de 
Homs. 
    Les combats ont également repris au lever du jour dans la 
province de Lattaquié où le pouvoir syrien tente de reprendre 
autant de territoires que possible, près de la frontière avec la 
Turquie. 
    Le président américain Barack Obama a indiqué jeudi que les 
Etats-Unis étaient prêts à parvenir à un accord tout en 
reconnaissant qu'il existait de "nombreux motifs de 
scepticisme". 
    Les négociations internationales de paix sur la Syrie 
pourraient reprendre le 7 mars à Genève, a déclaré un 
responsable du ministère russe des Affaires étrangères qui 
s'exprimait sous le sceau de l'anonymat. 
 
 (Avec Tom Miles, Lidia Kelly, Jack Stubbs, Dmitry Soloviev, 
Tulay Karadeniz et Humeyra Pamuk; Pierre Sérisier et Guy Kerivel 
pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant