SYNTHESE 2-Kurdes et Irakiens reprennent le barrage de Mossoul

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* Nouveaux raids de l'aviation américaine * Obama confirme la prise du barrage de Mossoul * Les Kurdes prêts à négocier avec Al Abadi (Actualisé avec déclarations Obama) par Ahmed Rasheed et Michael Georgy BAGDAD/WASHINGTON, 18 août (Reuters) - Les forces kurdes et l'armée irakienne ont repris le barrage de Mossoul à l'Etat islamique avec l'appui de l'armée américaine, qui a effectué de nouveaux raids aériens dans le nord de l'Irak, a annoncé Barack Obama, lundi. Le président américain a estimé que ce succès confirmait la capacité des peshmerga et des soldats de l'armée régulière à lutter ensemble contre les djihadistes de l'EI qu'il considère comme une menace pour l'Irak mais également pour l'ensemble de la région. Sur le plan politique, Hochiar Zébari, ministre des Affaires étrangères sortant et membre de la communauté kurde, a annoncé que des responsables de la région autonome allaient participer aux négociations avec le nouveau Premier ministre visant à former un gouvernement d'union à même de repousser les islamistes. Les responsables irakiens ont salué ce qu'ils considèrent comme une victoire stratégique et annoncé que le prochain objectif était de reprendre la ville de Mossoul, la plus importante cité du nord de l'Irak, située à 40 km en aval de l'installation hydroélectrique. "Reprendre le barrage a pris plus de temps que prévu car l'État islamique avait posé des mines antipersonnel", a déclaré Hochiar Zébari à Reuters, précisant que les forces kurdes avaient bénéficié d'un appui aérien américain. Le Pentagone a dit avoir mené de nouveaux raids contre les positions de l'Etat islamique près du barrage de Mossoul, à l'aide de chasseurs, de bombardiers et de drones qui ont permis de détruire ou d'endommager six véhicules armés, un blindé léger, une batterie anti-aérienne mobile et des explosifs. "La nouvelle tactique consistant à lancer des attaques rapides tenues secrètes s'est avérée efficace et nous sommes décidés à continuer à la mettre en oeuvre avec l'aide des renseignements fournis par les Américains. La prochaine étape est Mossoul", a annoncé pour sa part Sabah Nouri, porte-parole de l'unité antiterroriste irakienne. Barack Obama a également précisé que les Etats-Unis vont poursuivre leur stratégie à long terme visant à combattre l'Etat islamique en Irak. Il a notamment précisé que l'armée américaine continuerait à mener des missions limitées de protection des intérêts américains. Cette annonce du président américain a été précédée de quelques minutes par la diffusion d'une vidéo dans laquelle les combattants de l'EI promettent de noyer les Etats-Unis "dans le sang". Le groupe djihadiste affirme dans ce message à l'Amérique qu'il est prêt à attaquer les intérêts américains "n'importe où" si les raids aériens atteignent ses combattants. LES KURDES PRÊTS À DISCUTER DU NOUVEAU GOUVERNEMENT Avec la prise du barrage hydroélectrique de Mossoul, les djihadistes avaient infligé un revers sans précédent aux autorités irakiennes. Ils peuvent ainsi contrôler l'alimentation en eau et électricité de la région ou encore faire exploser la structure peu solide. Les 12 milliards de mètres cubes retenus par le barrage pourraient inonder deux villes et tuer des dizaines de milliers de personnes, selon un rapport d'ingénieurs américains rédigé en 2007 et rendu public par le Washington Post. Côté politique, Hochiar Zébari a annoncé que des responsables kurdes allaient participer aux négociations sur la formation d'un gouvernement d'union avec le Premier ministre désigné Haïdar al Abadi. Les relations entre les autorités autonomes du Kurdistan et le chef du gouvernement sortant, le chiite Nouri al Maliki, étaient exécrables, au point que les dirigeants kurdes avaient annoncé leur retrait du gouvernement et envisagé l'organisation d'un référendum d'autodétermination. La décision des Kurdes de participer ou non au nouveau gouvernement irakien sera prise ultérieurement, a précisé Hochiar Zébari. Dans sa déclaration depuis la Maison blanche, Obama a une nouvelle fois appelé le nouveau Premier ministre irakien à travailler à la constitution d'un gouvernement "inclusif". Vendredi, des dirigeants sunnites, qui s'étaient également soulevés contre le premier ministre chiite sortant, se sont dits prêts à coopérer sous conditions avec Haïdar al Abadi. ID:nL6N0QL2IK Côté occidental, Londres, qui a jusqu'à présent contribué à la mobilisation de la communauté internationale en réponse à l'offensive djihadiste, a toutefois souligné lundi que la Grande-Bretagne n'avait pas l'intention d'envoyer des troupes au sol. "La Grande-Bretagne ne va pas se laisser entraîner dans une nouvelle guerre en Irak. Nous n'allons pas envoyer de troupes au sol. Nous n'allons pas déployer l'armée britannique", a insisté le Premier ministre David Cameron. ID:nL5N0QO1N1 (Sarah Young à London; Agathe Machecourt et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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