SYNTHESE 1-Iran/Nucléaire-Pas de site interdit par le projet d'accord-sce

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* Les négociations semblent dans la dernière ligne droite * Réunion globale de tous les protagonistes à 08h00 GMT-Fars * Les mesures seraient mises en oeuvre au 1er semestre 2016 * Les inspecteurs de l'Onu auront accès à tous les sites-source par Louis Charbonneau, Arshad Mohammed, John Irish et Parisa Hafezi VIENNE, 14 juillet (Reuters) - Le projet d'accord sur le programme nucléaire iranien que Téhéran et les six grandes puissances étaient en train de finaliser aux premières heures de mardi, prévoit l'ouverture de tous les sites iraniens suspects, y compris militaires, aux inspecteurs des Nations unies, apprend-on mardi de source diplomatique. L'accès aux sites sera basé sur des consultations entre les six grandes puissances (le "P5+1") et l'Iran, précise-t-on sous le sceau de l'anonymat. Le P5+1" comprend les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) plus l'Allemagne. Les négociations de la dernière ligne droite, qui se poursuivent depuis plus de deux semaines à Vienne, n'ont pas pu être conclues avant la date limite (lundi minuit), mais toutes les parties, précisent les diplomates, disent espérer une avancée dans les heures qui viennent. Les ministres des Affaires étrangères des Six se sont réunis pendant environ une heure juste après minuit pour tenter de surmonter les derniers obstacles à un accord, en négociation depuis plus de 20 mois. Un accord, s'il est conclu, pourrait marquer un tournant dans les relations de Téhéran avec les pays occidentaux, qui soupçonnent la République islamique d'avoir utilisé son programme nucléaire civil comme couverture pour chercher à développer un savoir-faire en matière d'armement nucléaire. Une réunion globale entre l'Iran et le P5+1 est prévue à 08h00 GMT mardi (10 heures locales) au siège de l'Onu à Vienne, rapporte l'agence de presse semi-officielle Fars. Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et la Haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini devraient y lire un communiqué commun. L'accord, dont les grandes lignes ont été fixées dans un premier texte le 2 avril, limitera le programme nucléaire de Téhéran pendant au moins dix ans en échange de la suspension progressive des sanctions économiques qui pèsent sur l'économie du pays et notamment sur ses exportations pétrolières. EXPLICATIONS L'un des principaux points de friction de la semaine passée a porté sur la levée immédiate, réclamée par l'Iran en cas d'accord, d'un embargo des Nations unies remontant à 2006 sur les armes et sur son programme de missiles balistiques. La Russie, qui vend des armes à l'Iran, a soutenu publiquement l'Iran sur ce dossier. Les Occidentaux répugnent à laisser l'Iran acheter et vendre des armes librement. Ils craignent que cela ne permette à Téhéran d'accroître son soutien militaire aux milices chiites en Irak, aux Houthis au Yémen et au président syrien Bachar al Assad. Un autre point à résoudre concerne la clause permettant le rétablissement des sanctions si l'Iran ne respecte pas l'accord. Il n'était pas possible de savoir dans la nuit de lundi à mardi comment ces questions seront résolues dans un éventuel accord final. Les divergences sont sur le point d'être surmontées, indiquaient des diplomates. Les autres questions problématiques concernent l'accès des inspecteurs aux sites militaires iraniens, les explications demandées Téhéran sur ses activités militaires passées susceptibles d'avoir eu pour but de développer une arme atomique et le calendrier de la levée des sanctions. Si l'accord est entériné, ajoute la source diplomatique, une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies à son sujet serait dans l'idéal adoptée ce mois-ci. Les mesures prévues par l'accord --limitation par l'Iran de son programme nucléaire et levée des sanctions contre Téhéran -- seraient alors mises en oeuvre par les deux parties dans le courant du premier semestre 2016. Ces informations peuvent encore changer dans la mesure où le projet d'accord peut encore être amendé avant l'approbation définitive par l'Iran et le "P5+1". L'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se sont mis d'accord sur un plan pour traiter les questions non résolues sur la possible dimension militaire des activités nucléaires passées de l'Iran d'ici la fin de l'année, précise-t-on. Une partie de la levée des sanctions sera conditionnée à la résolution de cette question par Téhéran, ajoute-t-on. Le plan prévu par l'AIEA et l'Iran prévoit une visite sur le site militaire de Parchin ainsi que d'éventuels entretiens avec des scientifiques nucléaires iraniens, précise-t-on. (Avec Shadia Nasralla; Danielle Rouquié pour le service français)

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