Suspicion de gaz moutarde dans une attaque de l'EI en Irak-USA

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    WASHINGTON, 22 septembre (Reuters) - L'armée américaine 
tente de déterminer si du gaz moutarde a été utilisé dans un tir 
de roquette du groupe Etat islamique (EI) en Irak, qui a manqué 
de quelques centaines de mètres les forces américaines et n'a 
pas fait de blessé, a annoncé mercredi un responsable du 
Pentagone. 
    Un tir de roquette a atteint mardi une zone inhabitée près 
de la base de Qayara ouest, où des centaines de militaires 
américains préparent un terrain d'aviation en vue de l'offensive 
de Mossoul, la plus grande ville d'Irak encore sous le contrôle 
de l'EI, a précisé ce responsable, requérant l'anonymat. 
    Un groupe américain a inspecté des fragments de roquette et 
prélevé un échantillon d'une substance suspecte "semblable à du 
goudron, noire et huileuse", dont l'examen a révélé la présence 
de gaz moutarde. Des examens ultérieurs ont contredit ce premier 
test et n'ont pas décelé la présence de l'élément toxique. 
    Les tests se poursuivent et par précaution, les agents 
impliqués ont suivi des procédures de décontamination. Aucun 
symptôme caractéristique du gaz ne s'est déclaré, alors que ces 
derniers se manifestent généralement dans les douze heures 
suivant l'exposition (brûlure chimique, vésicules sur la peau). 
    "Cela fait plus de 24 heures et nous n'avons vu personne qui 
présente des cloques ou quoi que ce soit du même genre", a 
précisé ce responsable, ajoutant que la mission des forces 
américaines n'avait pas été perturbée. 
    L'armée américaine a visé à plusieurs reprises des stocks 
d'armes chimiques de l'EI. Des experts jugent que les 
djihadistes pourraient utiliser ces armes toxiques lors de la 
bataille de Mossoul, dans le nord du pays. 
    Des attaques de l'EI ont été constatées sur les forces 
irakiennes et kurdes mais les quelque 4.400 militaires 
américains stationnés en Irak n'avaient encore essuyé aucune 
attaque du groupe djihadiste, a souligné un second responsable 
américain. 
    Une enquête récente commandée par l'Onu, menée pendant un an 
dans sept régions de Syrie, a conclu que le groupe djihadiste 
avait eu recours à du gaz moutarde dans des attaques. 
     
 
 (Phil Stewart; Julie Carriat pour le service français) 
 
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