Survie après un cancer : le sort des enfants continue de s'améliorer

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Survie après un cancer : le sort des enfants continue de s'améliorer
Survie après un cancer : le sort des enfants continue de s'améliorer

« Il y a 50 ans, un enfant sur cinq seulement survivait au cancer. Aujourd’hui ils sont plus de 80 % toujours bien vivants cinq ans après le diagnostic. » Ces mots, prononcés par Gregory Armstrong, cancérologue à l’hôpital pour enfants de Memphis (Etats-Unis), dimanche après-midi, lors de la séance plénière du congrès de l’Asco (American society of clinical oncology), à Chicago, sonnent comme une bouffée d’air frais.

Ces nouvelles sont d’autant plus importantes que le cancer est la maladie qui terrifie le plus les Français, et plus encore quand elle touche les enfants. L’examen du devenir de quelque 34 000 enfants, âgés de moins de 21 ans lors du diagnostic, montre en effet que 15 ans après, le taux de mortalité a chuté de moitié (passant de 12,6 à 6 %).

Preuve que non seulement on soigne mieux les cancers, mais que l’on maîtrise aussi mieux les dégâts à long terme de traitements dont on sait qu’ils peuvent provoquer des effets secondaires, et une toxicité qui se révèle bien plus tard, déclenchant parfois des cancers secondaires ou des pathologies cardiovasculaires et pulmonaires.

Une amélioration notamment due à un changement des traitements

Ce progrès est dû à l’amélioration progressive de traitements devenus plus ciblés : en 1970, 86 % des jeunes patients atteints de leucémie aiguë lymphoblastique (un cancer du sang) étaient entre autre traités par irradiation crânienne. En 1990, ils n’étaient plus que 22 %. Les doses de chimiothérapie ont elles aussi été revues à la baisse dans plusieurs cancers pédiatriques.

Les données dévoilées lors de la présentation de l’étude de Grégory Amstrong ne pourront en outre qu’apporter de l’eau au moulin des associations de patients, qui plaident inlassablement en faveur du droit à l’oubli. Un droit à vivre normalement après la maladie, à travailler, fonder une famille peut-être et surtout ne pas se voir retoquer par une assurance ...

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