Surveillance des djihadistes : la colère de Marc Trévidic

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Tant que nous n'avons pas de structure dédiée à leur suivi, nous n'y arriverons pas, souligne Marc Trévidic.
Tant que nous n'avons pas de structure dédiée à leur suivi, nous n'y arriverons pas, souligne Marc Trévidic.

Fin 2012, l'ex-juge antiterroriste Marc Trévidic avait instruit, avec son collègue David Bénichou, la procédure visant Samy Amimour ? le futur kamikaze du Bataclan ?, Samir B. et Charaffe EM., mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes. C'est là une nouvelle illustration des nombreux ratés de la surveillance des individus tentés par le djihad armé. « Ils ne font pas plus l'objet d'attention que des délinquants de droit commun lorsqu'ils sont placés sous contrôle judiciaire », s'indigne Marc Trévidic, pilier de la galerie Saint-Éloi au TGI de Paris durant près de dix ans et actuellement en fonction à Lille.

Routine policière et judiciaire

Le magistrat qui instruit alors le dossier de Charaffe EM. et de Samir B. ? deux amis de Samy Amimour avec lesquels ils s'étaient radicalisés avant de rejoindre, tous les trois, la Syrie ? est alerté un an après leur mise en examen par des textos que Charaffe EM. a envoyés à sa soeur en Tunisie. Dans ces SMS, le jeune homme de 23 ans à l'époque des faits, en 2012, affirme déjà avoir l'intention de mourir en martyr. C'est son but depuis un an, précise-t-il. Marc Trévidic le convoque. Sans réponse de sa part, le juge entre alors en contact avec le commissariat de Drancy. Charaffe EM. comme Samy Amimour et Samir B. ont l'obligation d'y pointer depuis qu'ils ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, en septembre 2012. Ils sont censés signer un...

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  • M8614773 le mercredi 2 déc 2015 à 14:05

    pourquoi reduire nos liberté quand il suffit d'appliquer les lois en vigueur ?vraiment une bande de braquignole l'um/ps,mais ca ne me fais plus rire quand l'on touche a mes libertés !