Sursis requis contre Claude Guéant pour les primes en liquide

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TRENTE MOIS DE PRISON AVEC SURSIS REQUIS CONTRE CLAUDE GUÉANT DANS L'AFFAIRE DES PRIMES EN LIQUIDE
TRENTE MOIS DE PRISON AVEC SURSIS REQUIS CONTRE CLAUDE GUÉANT DANS L'AFFAIRE DES PRIMES EN LIQUIDE

PARIS (Reuters) - Le Parquet national financier (PNF) a requis mercredi trente mois de prison avec sursis à l'encontre de Claude Guéant dans l'affaire des primes en liquide perçues au ministère de l'Intérieur de 2002 à 2004.

Il a également demandé sa condamnation à 75.000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction de droits civils et civiques.

L'ex-ministre de l'Intérieur, qui était alors directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, est poursuivi pour complicité et recel de détournement de fonds publics.

Il encourt jusqu'à dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

"Dans cette affaire, Claude Guéant a le rôle premier, le rôle moteur", a estimé mercredi le procureur Patrice Amar.

Claude Guéant, 70 ans, est soupçonné d'avoir "ordonné" à Michel Gaudin, ancien directeur général de la police nationale, de lui remettre 210.000 euros provenant des frais d'enquête et de surveillance (FES) du ministère de l'Intérieur, "à des seules fins d'enrichissement personnel".

L'ancien ministre, qui reconnaît avoir puisé dans les FES pour remettre des primes en liquide à lui-même et certains membres de son cabinet, conteste l'illégalité de cette pratique.

Jeudi dernier, il a expliqué devant le tribunal correctionnel de Paris avoir eu recours aux FES en raison de l'insuffisance de la dotation accordée pour ces primes par Matignon.

"Je persiste à penser (...) que ce qui a été fait n'a rien d'irrégulier", a-t-il répété mercredi à la barre. "Mais si c'était à refaire, je ne le referais certainement pas, compte tenu des ennuis" qui ont suivi, a-t-il ajouté.

Le parquet a par ailleurs requis la condamnation de Michel Gaudin, poursuivi pour détournement de fonds publics, à dix mois de prison avec sursis. Il risque la même peine que Claude Guéant.

Durant le procès, ce dernier a pris ses distances avec la pratique des primes en liquide, disant avoir ignoré la finalité des sommes qu'il remettait alors à son supérieur hiérarchique.

Mais pour le procureur, Michel Gaudin était "forcément conscient de l'illégalité" de ce qu'on lui demandait.

"Il lui suffisait de dire 'je préférerais ne pas'", a estimé Patrice Amar, fustigeant sa "culpabilité par faiblesse".

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • cesarski le mercredi 7 oct 2015 à 13:08

    cela était déjà prévu et n étonne personne jamais coupable mais toujours responsable, vas t il payer des impôts sur ces sommes? allez on enterre tout , il ne faudra pas le refaire c est promis! a bientôt peut etre

  • aiki41 le mercredi 7 oct 2015 à 12:46

    chuuut, M1613438

  • M1613438 le mercredi 7 oct 2015 à 12:45

    vous n'avez pas de mémoires : sous Miterrand , c'était la technique des enveloppes !!!!!en dessous de table

  • aiki41 le mercredi 7 oct 2015 à 12:44

    M9390997, encore censuré je me répète donc et dans les propos qui suivent il n'y a aucune violence, discrimination ou diffamation : "ne pas en dire plus.........bientôt on nous sommera de détruire nos vieux livres"

  • M9390997 le mercredi 7 oct 2015 à 12:35

    Il faut relire la Fontaine, selon si vous êtes.......... toujours d actualité !

  • matt62 le mercredi 7 oct 2015 à 12:35

    c'est une honte au regard des policiers de base qui rament toute l'année

  • aiki41 le mercredi 7 oct 2015 à 12:32

    bearnhar : j'ai questionné autour de moi sur les agissements de nos politiques. Et bien surprenant, quand il s'agit d'un patron il faut le mettre au pilori quand il s'agit d'un politique il y a de l'indulgence. Le système actuel ne changera donc jamais.

  • bearnhar le mercredi 7 oct 2015 à 12:25

    Normalement il a une deuxième affaire, il est incapable de justifier qu'il a bien vendu deux tableaux pour 500 000€. Donc le sursis de cette affaire doit tomber, c'est comme ça que ça fonctionne, admirons...Le peuple ne peut que remarquer que quasiment jamais un politique ne fait de prison et ça, j'espère bien qu'il s'en souviendra aux élections, faudra pas venir lui faire la morale.

  • a.guer le mercredi 7 oct 2015 à 12:16

    curieusement, toute transaction en cash supérieure à 1000€ est interdite au vulgum pecus, mais pour nos dirigeants , ce ne serait pas illégal ...

  • M1765517 le mercredi 7 oct 2015 à 12:12

    et oui Brugere4 il ne faut surtout rien changé ......................... lol