Surpopulation à la prison de Nîmes : le Conseil d'Etat ordonne des améliorations

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Surpopulation à la prison de Nîmes : le Conseil d'Etat ordonne des améliorations
Surpopulation à la prison de Nîmes : le Conseil d'Etat ordonne des améliorations

La taille d’une serviette de plage. 1,33 m², c’est l’espace dont dispose un détenu de la maison d’arrêt de Nîmes pour vivre, selon l'Observatoire international des prisons. Le Conseil d'Etat a enjoint ce jeudi l'administration pénitentiaire d'apporter des améliorations aux conditions de détention des détenus de la maison d'arrêt de Nîmes tout en se déclarant impuissant pour ordonner les mesures nécessaires pour mettre fin à la surpopulation carcérale.

L’Observatoire international des prisons (OIP), qui avait constitué un rapport sur les conditions de détention dans cet établissement carcéral, et alerté sur les «atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales des personnes détenues», avait déposé une requête en référé-liberté devant le juge administratif. Le tribunal de Nîmes ayant rejeté la demande le 17 juillet, sous prétexte que la situation ne présentait pas d’urgence, l’OIP avait fait appel de la décision devant le Conseil d’Etat qui vient donc de rendre sa décision.

Mathias Guyomar, juge des référés, a examiné la requête de l'OIP mercredi. L’Observatoire international des prisons a pu détailler les dysfonctionnements constatés, à commencer par une surpopulation «endémique». Présenté comme l’un des établissements pénitentiaires à la plus forte densité en France, la maison d’arrêt de Nîmes a un taux d’occupation de 187% au 1er juillet 2015. En mars, ce taux atteignait 217% et n’est pas tombé en dessous de 200% de janvier à mai.

L'établissement, ouvert en 1974, a été prévu pour accueillir 192 détenus. L'association explique que dans les cellules de 9 m², prévues pour accueillir une seule personne, jusqu'à quatre détenus purgent leur peine. Des matelas sont installés à même le sol ou sur des armoires renversées. En septembre 2014, Georges Vin, directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse, exposait le « ...

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  • M4484897 le vendredi 31 juil 2015 à 08:57

    Simple pourtant: on renvois chez eux toutes l' air a cailles qui n'ont pas la couleur locale