Sûreté nucléaire : fermeture de deux sites de l'IRSN, 250 salariés en grève

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Sûreté nucléaire : fermeture de deux sites de l'IRSN, 250 salariés en grève
Sûreté nucléaire : fermeture de deux sites de l'IRSN, 250 salariés en grève

Mouvement social  à l'IRSN, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Environ 250 salariés se sont mobilisés jeudi pour manifester leur «insatisfaction» concernant la renégociation en cours de l'accord d'entreprise et leur «inquiétude» quant à la fermeture de deux sites.

La CFDT et la CGT avaient appelé les quelque 1750 salariés des 11 sites de l'IRSN à une journée d'actions à l'occasion d'une réunion du conseil d'administration qui devait statuer sur les fermetures de sites. Pour la deuxième grève à l'IRSN depuis sa création en 2002, environ 250 salariés ont participé à des rassemblements à Paris, Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), au Vésinet (Yvelines) ou sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône), selon les syndicats. La direction a recensé pour sa part «entre 100 et 200 personnes» en grève.

La CFDT et la CGT dénoncent «une tentative de révision à la baisse de nombreux acquis», notamment sur l'aménagement du temps de travail et les grilles de rémunérations, alors que l'accord d'entreprise est en cours de renégociation.

Inquiétude autour de la fermeture d'autres sites

Les syndicats protestent aussi contre la fermeture des sites de la Seyne-sur-Mer et Agen (5 salariés chacun qui doivent être transférés sur d'autres sites), qui ne présente pas d'«avantages économiques, ni en termes de synergie», a expliquéMarie-Catherine Poirier (CFDT). «Il y a aussi une inquiétude sur la fermeture à l'avenir» d'autres sites, selon Philippe Bourachot (CGT).

«Les moyens restent inchangés, il s'agit juste d'un regroupement», consécutif à des observations de la Cour des comptes sur l'éparpillement des sites, a souligné Jacques Répussard, directeur général de l'IRSN, un établissement public expert en matière de risques nucléaires.Quant à l'accord d'entreprise, c'est un «travail de simplification et de renégociation», a-t-il dit, tout en admettant qu'il ne s'agissait pas d'une ...

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  • b.renie le vendredi 19 juin 2015 à 06:20

    Le principe du droit acquis est une des causes de la rigidification de l'économie française donc de la destruction d'emplois. Celle-ci est inévitable du fait du devenir du monde économique, mais faite dans un climat économique dynamique qui exige un code du travail intelligent, les emplois détruits sont remplacés et au delà par les créations résultant de la dynamique du PIB.