Sur les traces du Ch'ti VARANE

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Sur les traces du Ch'ti VARANE
Sur les traces du Ch'ti VARANE

Les vocations naissent parfois d'un rien. Dans le jardin de ce pavillon typique du Nord, à Hellemmes dans la banlieue de Lille, deux frères, Anthony et Raphaël, s'adonnent au football, leur sport favori. « Comme j'étais le plus vieux (NDLR : de deux ans et demi), j'étais le joueur offensif, le dribbleur. Rafa devait me piquer le ballon, raconte le frangin. D'une certaine manière, je l'ai forcé à devenir défenseur. Sans moi, il serait peut-être devenu attaquant. »

 

Le père, aide-soignant au CHU de Lille et entraîneur dans une équipe du coin, se charge de former ses deux garçons. Le plus jeune finit par s'inscrire en club à Hellemmes à 7 ans et demi. « C'est assez tard pour un joueur pro, précise Anthony. Mais il avait les bases. Il finissait toujours par me rattraper. J'avais pourtant un certain talent. »

 

Benoît Hubaut, son formateur chez les débutants, le surclasse d'ailleurs dès la deuxième séance. « Il s'ennuyait avec nous, je le voyais bien, se souvient-il. Non seulement, il était plus grand mais aussi plus attentif et plus à l'écoute que les autres. » Son entraîneur chez les poussins, Christophe Debuyser, confirme : « Il n'était pas le meilleur techniquement. Mais il avait déjà la notion du travail et de la discipline. A cet âge, c'est rare. »

 

Sa réputation parvient aux oreilles de Georges Tournay, alors directeur du centre de formation de Lens. « On nous avait parlé d'un gamin perdant peu de duels. Il a fait un essai et on l'a pris en préformation », raconte-t-il. Il n'a alors que 9 ans et demi. Et ses parents refusent de le voir quitter le domicile familial. « C'était un univers qu'on ne connaissait pas. Il y avait forcément de l'inquiétude », explique Anthony.

 

Les premières années, la mère, enseignante, parcourt les 40 km jusqu'à Lens pour l'emmener aux trois entraînements hebdomadaires. « Elle patientait dans le hall, tout en corrigeant des copies, sourit Tournay. Elle a ...

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