Sur les traces de Charlie Austin à Poole

le
0
Sur les traces de Charlie Austin à Poole
Sur les traces de Charlie Austin à Poole

Il y a sept ans, l'attaquant de Southampton égrenait les chantiers du Dorset, la truelle à la main. Maçon dans le civil, le jeune Charlie Austin fait alors le bonheur de Poole Town FC le samedi après-midi, au 9[E]e échelon du foot anglais. Rencontre avec ceux qui ont connu la Goal Machine sans barbe.

De retour en Premier League cet hiver, Charlie Austin n'a guère eu le temps d'en profiter. Cinq apparitions pour un maigre total de 184 minutes passées sur les terrains, suffisant tout de même pour placer un coup de tête rageur à Old Trafford et offrir la victoire aux Saints dans le money time (0-1), le 23 janvier dernier. Recruté seulement 5 millions d'euros par Southampton à QPR, où il cassait la baraque depuis deux ans et demi (19/18/10 buts en championnat), l'attaquant est de retour après une blessure aux ischios, contractée à l'heure de jeu d'un derby Bournemouth-Southampton (2-0) sans saveur, au début du mois de mars. De quoi estomper ses derniers espoirs de monter dans le train de l'Euro. Dommage, Vardy-Austin, le duo des trajectoires épatantes aurait eu de la gueule. Le bon côté des choses, c'est que cet été, Austin aura du temps pour revenir à Poole, là où sa folle ascension a vraiment débuté.

" Leicester champion ? Ça vaut bien plus que 120 000 euros ! "

Passe-partout, chantiers et parties de golf


Derrière la grille du stade retranché de Poole Town FC, un petit bonhomme s'approche, deux tasses de café débordant au bout des doigts : "Si vous voulez parler de Charlie Austin, il faut aller voir Chris." Avec ses allures de passe-partout, Freddy guide vers la tribune du lieu. Au centre, il y a Chris Reeves, cravate rouge et blanc de Poole. Ce samedi 19 mars, l'équipe locale accueille Bedworth United, en Southern League Premier Division (l'équivalent de la 7e divison). Sur ce terrain gras et défraichi, le vice-président du club a vu arriver un crack à l'été 2008. « Dès sa première touche de touche, il a fait la différence. »Chris ReevesQuelques semaines auparavant, le manager, Tom Killick, reçoit un appel d'un ami à Reading : la famille Austin emménage à Poole, le fils vaudrait la peine d'être pris à l'essai. "Dès sa première touche de touche, il a fait la différence, rembobine Chris Reeves. On s'est regardé avec Tom, on a…



Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant