Sur le collège unique, pas tous à la même école

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Sur le collège unique, pas tous à la même école
Sur le collège unique, pas tous à la même école

À quel âge faut-il sélectionner les élèves ? C'est autour de cette question que se différencient le plus les programmes des candidats au sujet de l'école. Nicolas Sarkozy, fidèle à un discours autoritaire sur le sujet, souhaite interdire l'accès au cours élémentaire aux enfants de 6 ans qui ne maîtrisent pas suffisamment le français. Jean-François Copé suggère de son côté une sorte d'examen à la fin du primaire. Mais que ferait l'école de ceux qui ne passent pas la barre ? Ni l'un ni l'autre n'y répondent précisément.

 

Le Maire : Une option pour découvrir la pâtisserie ou la mécanique

 

Bruno Le Maire, le plus prompt des candidats de la droite et du centre à vouloir enterrer le collège unique imaginé sous l'ère Giscard, suggère de trier les élèves à 11 ans. Il dessine, à la place du collège réformé par la gauche au nom de l'égalité des chances, un collège « diversifié », où chaque jeune pourrait, à raison d'une option de deux heures par semaine, découvrir sa passion pour la pâtisserie ou la mécanique, et en changer en 5e si bon lui semble. Le candidat autoproclamé du renouveau n'explique pour autant pas comment chaque établissement scolaire pourrait proposer un nombre important d'options correspondant au « talent » distinct de chacun de ses élèves, tout en consacrant plus de temps aux « fondamentaux » chers à tous les candidats.

 

NKM dénonce l'hypocrisie de politiques « sortis des plus grandes écoles »

 

Mais surtout, sa proposition d'enterrer le collège unique, approuvée par Jean-Frédéric Poisson et imitée dans une certaine mesure par Jean-François Copé, a été accueillie par une volée de bois de vert par ses concurrents, à commencer par Nathalie Kosciusko-Morizet, seule à souligner l'hypocrisie d'un discours sur la « revalorisation de l'intelligence de la main » de la part de responsables « sortis des plus grandes écoles » et dont les enfants suivent le ...

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