Sur le «Charles-de-Gaulle», des soldats surmotivés pour combattre Daech

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Sur le «Charles-de-Gaulle», des soldats surmotivés pour combattre Daech
Sur le «Charles-de-Gaulle», des soldats surmotivés pour combattre Daech

Un avion rafale se positionne face à la petite cabine de l'enseigne de vaisseau François-Xavier, au raz du pont d'envol. « Paré Partout !.. Feu », lance le jeune ingénieur de catapultage de 24 ans en appuyant sur le bouton de sa console. Devant lui, l'appareil chargé de deux bombes de 250 kg chacune est projeté en moins de quatre secondes à 250 km/h vers le ciel syrien.

Ce vendredi 4 décembre, comme depuis plusieurs jours moins d'un mois après les attentats de Paris, huit à quinze missions sont lancées quotidiennement du porte-avions. Le Groupe aéronaval (GAN) constitué du porte-avions « Charles-de-Gaulle » et de bâtiments de protection a passé lundi le canal de Suez après deux semaines d'opérations contre l'EI en Syrie et Irak depuis la Méditerranée, au large de la Syrie. Depuis le 2 décembre, 69 sorties ont été effectuées. Des missions de cinq heures de vol en moyenne, pour aller frapper au cœur de l'Etat-Islamique en Syrie et en Irak.

« Quand il part, le pilote a un objectif identifié par les vols de reconnaissance français et de la coalition » rapporte le capitaine de frégate Lionel, conseiller communication de l'amiral Crignola, commandant de la Task force 473. « Nous frappons des dépôts d'armes, des centres d'entrainements et des postes de commandement ». Les rafales et super-étandards viennent aussi « en soutien aux peshmergas qui combattent au sol » lorsqu'ils se trouvent en difficulté sur le front irakien.

Dans l'obscurité du pont arrière, à la pause cigarette, les marins du bord se confient au capitaine d'armes. « Les soldats ont vu que le sol français a été attaqué de l'intérieur » lâche le maître principal Michel. « Avant, les familles avaient peur que les marins partent en mer. Aujourd'hui, on a peur de laisser leurs familles à quai ». Des marins qui ne cachent pas leur motivation : « Nous allons faire tout ce qu'il faut pour aller détruire l'ennemi ».

VIDEO. Sur le ...

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