Sur la sécurité et la justice, les candidats de la droite quasiment à l'unisson

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Des policiers municipaux  à Villiers-sur-Marne le 20 mai 2015.
Des policiers municipaux  à Villiers-sur-Marne le 20 mai 2015.

Augmentation des effectifs policiers ou du nombre de places en prison : à quelques nuances près, les candidats à la primaire de la droite défendent une même politique.

Qu’il s’agisse d’appliquer l’« impunité zéro », pour François Fillon, d’œuvrer « pour un Etat fort » selon Alain Juppé ou de « relever le défi de l’autorité » pour Nicolas Sarkozy, les sept candidats à la primaire de la droite et du centre, qui aura lieu les 20 et 27 novembre, ont fait de la sécurité et de la justice des piliers forts de leur programme.

Malgré des lignes de démarcation, il se dégage avant tout une convergence en faveur de la création de places de prison, du recrutement de policiers et gendarmes ou encore de la pérennisation des mesures de police administrative permises par l’état d’urgence. « C’est plus une affaire de ton que de contenu », concède Dominique Perben, ancien garde des sceaux chargé de l’élaboration du programme régalien de M. Juppé.

Autre singularité : les promesses des candidats font écho, pour une partie non négligeable d’entre elles, à des mesures déjà appliquées par le gouvernement. Ainsi en est-il de la suppression des gardes statiques pour les policiers et gendarmes, du renvoi des étrangers soupçonnés de lien avec l’islam radical et violent ou de la pénalisation de la consultation de sites djihadistes.

Au sujet de la légitime défense des policiers, tous les candidats proposent qu’ils bénéficient des mêmes règles d’emploi des armes que les gendarmes. Ils risquent cependant d’être devancés par le gouvernement qui a promis une réforme d’ici fin novembre. Nicolas Sarkozy souhaite aller jusqu’à une « présomption de légitime défense ».

Séc...

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