Suppression de l'ISF : Macron dénonce la «provocation» de Gattaz

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Suppression de l'ISF : Macron dénonce la «provocation» de Gattaz
Suppression de l'ISF : Macron dénonce la «provocation» de Gattaz

Pour le gouvernement, il n'y a donc pas de débat : hors de question que l'impôt sur la fortune soit supprimé. Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, a renvoyé Pierre Gattaz dans les cordes lundi soir. La proposition du président du Medef de supprimer l'ISF, lâchée lundi matin, est une «provocation» selon Emmanuel Macron. 

«Lorsqu'on est responsable syndical ou responsable politique, on est avant tout responsable, (...) on ne peut pas dire à n'importe quelle seconde de la journée tout ce qu'on pense. En l'espèce, pour ce qui relève de Pierre Gattaz, ce n'est pas la première fois qu'il a cette lubie», a déclaré le ministre de l'Economie devant la presse française à Londres où il est en visite. 

«Notre travail, c'est de réformer le pays. Pour ce qui est de la fiscalité, il y a un pacte de responsabilité et de solidarité (...), il sera exécuté, nous avons eu plusieurs fois l'occasion de le dire (...), mais ça ne sert à rien d'en rajouter chaque semaine, c'est de la provocation», a-t-il conclu.

«De la mauvaise foi» selon une députée PS

Plus tôt dans la journée de lundi, Corinne Narassiguin, députée et porte-parole du Parti socialiste, avait déjà dénoncé les «coups de menton» et le «sabotage» de Pierre Gattaz. «Il aime les provocations. Sa nouvelle trouvaille ? Supprimer l'ISF, qui a lui seul expliquerait le manque d'investissement en France dans les PME et ETI (NDLR : petites et moyennes entreprises, de 10 à 249 salariés, et entreprises de taille intermédiaire, de 250 à 4999 salariés). C'est ou de l'entêtement idéologique, ou de la mauvaise foi», affirmait-elle. 

«En tout cas, cette série de coups de menton de Pierre Gattaz n'est pas une attitude responsable. Le redressement de l'économie exige un dialogue social constructif et une coopération intelligente entre le gouvernement et les chefs d'entreprises. Le patron du Medef semble déterminé au sabotage. A part ça, que fait-il ?», ...

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  • mathe126 le mardi 18 nov 2014 à 07:09

    tant qu'il y aura des ab.rutis pour penser qu'en faisant fuir le capital on relance l'investissement et la croissance on ne s'en sortira pas. J'ai comme le sentiment que les choses sont en train de changer dans les mentalités.

  • nayara10 le mardi 18 nov 2014 à 00:55

    N'oubliez surtout pas qu'après la mort,l'ÉTAT réclame encore des sous ...Du temps des Gaulois ,on mettait un bole avec des sous dans le cercueil,maintenant ,on le net au dessus ....

  • M802641 le mardi 18 nov 2014 à 00:04

    D'accord avec mathe126. De quoi se mêle-t-il, ce petit Macron avec ses leçons de morale. L'ISF est un impôt confiscatoire qui n'a aucune raison d'être. On taxe les revenus et les plus-values nettes RÉALISÉES et non pas le capital, point barre. Quelle incompétence !

  • nono67 le lundi 17 nov 2014 à 23:42

    c'est le meme genre de provocation que lorsque le pin goin ou le sapin de noel nous parle depuis 1 an de " pause fiscale " et que tout continue d'augmenter . Le foutage de gu eule doit marcher dans les 2 sens !!

  • berghof le lundi 17 nov 2014 à 22:51

    La provocation perma

  • mathe126 le lundi 17 nov 2014 à 22:51

    le véritable hypocrite ce n'est pas gattaz mais bien Macron.

  • bordo le lundi 17 nov 2014 à 22:30

    Il faut baisser le seuil de l'isf a 100 000 euros, voire moins, et augmenter les taux à 10, 20, 30%. Il faut que chaque français souffre et a tout instant se sente spolié par le gouvernement. Pas de quartier.