Supporteurs lyonnais malmenés en Espagne : «Un véritable guet-apens»

le , mis à jour à 09:06
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Supporteurs lyonnais malmenés en Espagne : «Un véritable guet-apens»
Supporteurs lyonnais malmenés en Espagne : «Un véritable guet-apens»

Ils étaient près de 300 supporteurs lyonnais en Espagne mardi soir pour assister au match entre le FC Séville et l'OL (1-0). Ils s'en souviendront. Car un sentiment prédominait mercredi encore chez les fans présents : l'incompréhension. Certains ont été violemment pris à partie par la police espagnole avant la rencontre alors qu'aucun heurt, aucune animosité avec les fans sévillans n'était à déplorer.

 

Comme de tradition, une bonne centaine de fans de l'OL ont rejoint mardi soir le stade en cortège, encadrés par la police locale. Rodolphe, présent au milieu de la foule, raconte : « On était partis depuis 150 m, quand on s'arrête dans une ruelle étroite... Des premiers coups de matraque partent à l'avant. Tout de suite, les responsables de groupe de supporteurs appellent au calme. Mais ça dure dix minutes. Un mec a déjà le crâne en sang. » Impossible de quitter les lieux. « C'était un traquenard, un véritable guet-apens », s'insurge Maxime.

 

Le cortège rejoint finalement les abords du stade. Puis ça recommence juste avant la fouille. La centaine de personne est de nouveau molestée par la police. « C'est reparti. On nous a encerclés et serrés au maximum les uns contre les autres, poursuit Rodolphe. J'ai tenté d'esquiver les coups, on avançait, on reculait sous la pression de la police. » La sécurité de l'OL tente de s'interposer, de dialoguer. Non sans mal. Plusieurs membres du club sont bousculés.

 

« C'est hallucinant ce qui s'est passé. La police nous a constamment défiés, menacés, provoqués », raconte Mathieu, auteur d'une vingtaine de déplacements européens. Il n'avait jamais vu ça. Dans le stade, sous l'effet de la chaleur, de nombreux supporteurs ôtent leurs tee-shirts. Certains portent les stigmates des coups de matraques, notamment dans le dos. « Un policier a tapé tellement fort qu'il a cassé sa matraque sur un mec, s'alarme Mathieu. Un mec dans l'avion avait une ...

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