Supporteur de Bastia blessé : "Une affaire criminelle" selon Me Dupond-Moretti

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Le célèbre avocat pénaliste Éric Dupont-Moretti se saisit de l'affaire Maxime Beux, le supporteur bastiais grièvement blessé en marge du match Reims-Bastia, en février.
Le célèbre avocat pénaliste Éric Dupont-Moretti se saisit de l'affaire Maxime Beux, le supporteur bastiais grièvement blessé en marge du match Reims-Bastia, en février.

L'affaire Reims-Bastia prend une tournure politique. Le 13 février, Maxime Beux, supporteur bastiais de 22 ans, a été grièvement blessé au cours de heurts avec la brigade anticriminalité à l'issue du match de foot dans la ville champenoise, évoquant dès le lendemain des faits "un tir de Flash-Ball en pleine tête". Des incidents qui ont entraîné une forte mobilisation en Corse et de violents affrontements entre des manifestants et les forces de l'ordre. Depuis, hormis les cafouillages du parquet de Reims, qui a d'abord nié l'utilisation de l'arme, et l'audition de Maxime Beux le 26 février dernier au palais de justice de Bastia, pas la moindre information n'a filtré sur le dossier. Cette semaine, Maxime Beux, partie civile dans cette affaire, s'est attaché les services du célèbre pénaliste Éric Dupond-Moretti. Le ténor du barreau envisage de se baser sur ce dossier pour remettre en cause l'utilisation du Flash-Ball par les policiers. Jamais avare de critiques et de petites phrases qui font sa notoriété, l'avocat pointe aussi la responsabilité du parquet rémois et du ministre de l'Intérieur, "qui ont menti" dans ce dossier, devenu "une affaire criminelle", selon lui. Entretien.

Le Point : Quel regard portez-vous sur ce dossier que vous venez de prendre en main ?

Éric Dupont-Moretti : J'ai beaucoup de mal à comprendre, ou plutôt je comprends trop bien,...

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