Supporters et hooligans en mode hashtag

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Supporters et hooligans en mode hashtag
Supporters et hooligans en mode hashtag

Les " voyous heureux " vivent toujours cachés. L'expression n'a plus aucun sens aujourd'hui pour les hooligans qui désormais existent sur les réseaux sociaux, où il se mettent en scène et peuvent ainsi imposer leur image sans avoir à dépendre du bon vouloir des médias. Et les journalistes n'ont même plus à se déplacer en zone dangereuse pour traiter " l'événement ". Une spirale qui a connu son premier grand vertige lors de cet Euro en France. Avec un contre-buzz : les Irlandais.

La vidéo a fait le tour du net et des sites web. La charge des hooligans à Marseille filmée à la go-pro par l'un d'entre-eux, empruntant, en haletant, les rues étroites autour du Vieux Port, dévalant les escaliers dans un frisson d'excitation. Un grand moment de n'importe quoi visuel et de plans inutiles, mais où se sentaient toute la tension et la violence de cette après-midi qui a permis aux cosaques de "gagner leur Euro ". Car toutes ces fights et autres lancers de chaises en milieu urbain n'auraient pas pris une telle importance s'il n'y avait eu, à la différence par exemple de 1998, de suivi sur les tablettes ou smartphones en quasi-direct du moindre combat ou prise de karaté alcoolisée. C'est particulièrement vrai pour ce qui concerne les Russes, qui ont remporté aussi bien la victoire aux poings qu'au hashtag. " Les actions des hooligans russes ont été relayées essentiellement grâce aux réseaux sociaux, explique Alexis Prokopiev de l'ONG Russie Libertés. Le réseau russe VK (ou VKontakte, équivalent de Facebook et très populaire en Russie) a été le plus utilisé. Notamment, on peut le voir avec le compte vk des Orel Butchers. Twitter et Instagram ont aussi été employés, notamment par les Gladiators Firm'96. Certains journalistes russes ont aussi largement relayé les "exploits" des hooligans, comme par exemple Dmitry Egorov. Evidemment, la plupart des messages célèbrent la violence et les "exploits" des hooligans avec des vidéos et des photos, notamment des "trophées" gagnés dans les "combats" contre les Anglais. La sémantique guerrière est très présente, même chez les journalistes. Elle se mêle à une émotion quasi-disproportionnée quand il s'agit de décrire la manière dont sont traités les hooligans russes par les autorités françaises, on remarque une forte tendance au "deux poids, deux mesures" : célébrer la violences des hooligans et crier au scandale à la moindre question des policiers français. "

Agence de presse gratuite


C'est un cercle non-vertueux. En ne se dissimulant plus, bien au contraire, les hooligans deviennent grâce au divers réseaux sociaux - surtout ouverts -…


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