Suisse : les demandeurs d'asile obligés de remettre certains biens à l'Etat

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Suisse : les demandeurs d'asile obligés de remettre certains biens à l'Etat
Suisse : les demandeurs d'asile obligés de remettre certains biens à l'Etat

Mesure de justice sociale pour les uns, taxe sur la misère pour les autres. Les demandeurs d'asile qui se rendent en Suisse seront  désormais sollicités financièrement à leur arrivée. Ils devront remettre aux autorités tous les biens valant plus de 1000 francs suisses (913 euros) dès qu'ils mettent un pied sur le territoire helvétique, ont indiqué jeudi les autorités, confirmant une information de presse. Le Danemark est lui aussi sur le point d'adopter une loi dans ce sens, le projet étant actuellement en débat au parlement.

Cette nouvelle mesure, révélée jeudi soir lors d'une émission sur la SRF (télévision publique suisse alémanique), a été confirmée par le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), l'autorité suisse responsable des réfugiés. Interrogé, le SEM explique cette mesure par la loi suisse en vigueur, qui exige que ces personnes contribuent dans la mesure du possible aux coûts de leurs demandes d'asile et de la fourniture d'une assistance sociale.

«Si une personne s'en va de son plein gré dans un délai de sept mois, cette personne pourra récupérer son argent et l'emporter avec elle. Dans le cas contraire, l'argent couvrira les frais engagés», a précisé un porte-parole du SEM.

Une procédure vivement critiquée

L'émission diffusée par la SRF a notamment montré le reçu qu'un demandeur d'asile syrien avait obtenu des autorités helvétiques en échange de la moitié de l'argent liquide qui lui restait après avoir payé à des trafiquants le passage de sa famille dans le pays.

L'homme, un Syrien venu avec sa femme et ses trois enfants en Suisse, a estimé que le système «était injuste». L'émission montrait également une note d'information stipulant: «Si vous possédez des valeurs pour plus de 1000 francs suisses à votre arrivée au centre de réception, vous devez déposer ces valeurs financières contre un reçu». Selon une porte-parole du SEM, «en pratique, on laisse plutôt 1500 francs ...

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