Suisse : le secret bancaire inscrit dans la Constitution ?

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La droite et l'extrême droite suisses veulent faire de la confidentialité des données bancaires un droit constitutionnel.
La droite et l'extrême droite suisses veulent faire de la confidentialité des données bancaires un droit constitutionnel.

À moins de deux mois du sommet du G20 à Brisbane (Australie), qui entend imposer l'échange automatique de données fiscales sur les contribuables du monde entier, la droite et l'extrême droite suisse ont déposé une "initiative" pour garantir dans la Constitution la confidentialité des données financières. Les libéraux radicaux, les démocrates-chrétiens, l'Union démocratique du centre (UDC) et la Lega (l'extrême droite de la Suisse italophone) ont remis jeudi 117 596 signatures à la Chancellerie fédérale. En Suisse, il suffit de récolter 100 000 signatures pour pouvoir organiser une "votation" (référendum). Celle-ci, intitulée "Oui à la protection de la sphère privée", cherche surtout à inscrire le fameux secret bancaire dans la Constitution. Les Suisses devraient normalement se prononcer en 2016, alors que le passage à l'échange automatique de renseignements financiers d'un pays à l'autre est programmé par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour 2017. L'embarras des banquiers L'Union démocratique du centre, le parti le plus à droite de l'échiquier politique suisse, a pratiquement toujours remporté seule ses "initiatives", comme l'interdiction des minarets, l'expulsion des criminels étrangers et, plus récemment, l'introduction de quotas pour les étrangers. Cette fois, elle reçoit le soutien des deux principaux partis de droite, les libéraux radicaux et les démocrates-chrétiens. Elle peut...

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  • mucius le vendredi 26 sept 2014 à 15:49

    Les défenseurs de la liberté contre le racket d'Etat se mobilisent... en Suisse. Bravo la Suisse!