Suicide à France Télécom en Alsace

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STRASBOURG (Reuters) - La CGT d'Orange-France Télécom a mis en cause une nouvelle fois, mercredi, les conditions de travail dans l'entreprise après le suicide d'un salarié en poste à Schiltigheim (Bas-Rhin), survenu le 8 mars dernier.

France Télécom avait élaboré en septembre 2010 un nouveau "contrat social" pour l'entreprise, alors secouée par une vague de suicides.

La direction régionale de l'opérateur public de télécommunications a confirmé le dernier suicide en date, et précisé qu'il ne s'était pas produit sur le lieu de travail du salarié.

Ce technicien d'intervention de 58 ans, qui se préparait à partir en retraite, aurait laissé une lettre à sa femme dans laquelle il mettrait en cause son employeur, dit la CGT.

Dans sa lettre, le salarié "souhaite que son geste serve à ses collègues. Il pointe clairement la responsabilité de l'organisation de l'entreprise dans son geste désespéré", déclare le syndicat dans un communiqué.

"Il était très soucieux de transmettre son expérience très spécialisée. Il aurait souhaité former un jeune et aurait interpellé plusieurs fois l'entreprise sans résultat. Il était très angoissé par le fait que son départ soit synonyme de perte de compétence technique et de surcharge de travail pour ses collègues", précise la CGT.

Un porte-parole de France Télécom a indiqué que l'entreprise n'était pas informée de l'existence de ce courrier.

"De manière assez naturelle, nous avons mis en place des dispositions d'écoute de ses collègues et de sa famille", a précisé Christian Landomiel, directeur de la communication d'Orange Est.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal et Gilles Trequesser

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