Suède : Docteur Zlatan et Mister Ibra de sortie

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Comme cela lui est arrivé fréquemment lors de son aventure au PSG, Zlatan Ibrahimovic a sauvé son match avec la Suède lundi contre l’Irlande (1-1) en étant impliqué sur l’égalisation scandinave. Mais ça ne suffit pas à faire oublier son entrée timide dans l’Euro 2016.

C’est une facette de Zlatan Ibrahimovic à laquelle la Suède n’est pas habituée. Autant sa star connaît parfois des trous d’air sur la longueur d’une saison en club, autant elle brille sans discontinuer avec le maillot de la sélection sur le dos. La copie rendue lundi au Stade de France contre l’Eire, pour l’entrée de sa sélection dans l’Euro 2016 (1-1), a dérogé à la règle. Bien trop discret, le futur ex-attaquant du PSG a trop peu pesé sur les événements pour guider son équipe vers une victoire déjà primordiale dans un groupe E ultra-relevé, avec l’Italie et la Belgique comme prochains adversaires. Tout juste a-t-il permis aux Scandinaves de sauver l’essentiel en provoquant l’égalisation contre son camp de Ciaran Clark sur l’une de ses seules accélérations du match.

Zlatan  : Quatre tirs, zéro cadré

Un éclair pour sauver une prestation terne : un constat que les observateurs avaient fait fréquemment dans les plus mauvaises périodes d’Ibrahimovic lors de son aventure parisienne. Parce que jusqu’à cette action de la 71eme minute, le natif de Malmö avait montré son visage des jours sans. Il était bougon, touchait un minimum de ballons et les perdait à intervalles bien trop réguliers (27/43, 63% de passes réussies). Pire encore, il n’a cadré aucun de ses quatre tirs (deux hors cadre, deux contrés). Des statistiques inhabituelles pour un joueur de sa trempe, comme les quatre fautes commises pour zéro subie et les quatre hors-jeux concédés. Ibrahimovic était à l’envers, tout simplement.

Hamren : « Pour être attaquant, il faut du soutien »

Les torts sont partagés et imputables d’abord au dispositif mis en place par les Irlandais pour le contrer. « Les joueurs ont bien géré la menace que pouvait représenter Zlatan, s’est félicité Martin O’Neill, le sélectionneur de l’Eire, en conférence de presse après la rencontre. On l’a obligé à s’éloigner de notre but, notre plan a parfaitement fonctionné. » Ceux qui devaient accompagner Ibrahimovic dans le secteur offensif suédois ont aussi failli à leur mission. Erik Hamren ne voulait d’ailleurs pas accabler l’ancien Milanais : « Pour être attaquant, il faut du soutien. Notre jeu offensif n’a pas été bon. Nos attaquants n’ont pas reçu beaucoup de ballons lors des quinze premières minutes. » Le sélectionneur suédois ne sait que trop bien ce qu’il doit à son talisman, deuxième meilleur buteur des éliminatoires de l’Euro avec onze réalisations au compteur.

Avec Guidetti contre l’Italie ?

Alors forcément, ce sont les autres qui ont pris, à commencer par Markus Berg, qui était son acolyte en attaque pour ce premier match. « Il y a beaucoup de concurrence dans ce secteur, a soufflé Hamren. Nous avons connu des phases insuffisantes en première période, voilà pourquoi nous avons ajouté l’énergie de John Guidetti lors de la dernière demi-heure. Mais il faut arrêter de parler de hiérarchie. Tous les joueurs sont prêts à jouer, on verra par la suite qui doit être titularisé. » Au ton du boss de la sélection, il n’est pas impossible qu’il se tourne vers Guidetti pour affronter l’Italie à Toulouse vendredi. Parce que même si son profil est proche de celui d’Ibrahimovic, l’attaquant du Celta Vigo apporte une combativité et un mouvement qui ont manqué à son équipe ce lundi. Il permet aussi à Ibrahimovic d’évoluer en pointe, pas en soutien d’un attaquant. C’est dans cette position qu’il s’est montré autrement plus dangereux. Ce qui n’a certainement pas échappé à Hamren. A voir aussi : > Le résumé du match > Toute l'actualité de l'Euro 2016
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