Sud lybien : conflit ethnique pour le contrôle des trafics

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Depuis la chute de Kadhafi, le Sud lybien est le cadre d'une lutte armée entre tribus pour prendre le contrôle de la frontière, passage obligé de tous les trafics.

De notre envoyé spécial à Mourzouk (sud de la Libye)

Dans la prison de Mourzouk, transformée en camp de rétention, ils sont plusieurs centaines, parqués dans l'odeur pestilentielle des anciennes cellules ou plaqués par le soleil dans la cour. Tchadiens, Maliens, Nigériens, Togolais, Béninois, Nigérians... Partis d'Afrique noire, ils tentaient de rejoindre Tripoli, avec l'espoir d'y trouver du travail, et se sont retrouvés coincés entre quatre murs, le ventre vide et la gorge sèche, dans cette bourgade ensablée du Sahara, à l'extrémité sud de la Libye.

«Chaque jour, il en arrive de nouveaux», affirme Boubakar Soti. L'adjoint du commandant militaire de Mourzouk avoue son impuissance: «On les garde un mois, un mois et demi, et puis on les relâche, quand on ne peut plus les nourrir, et quand il y a trop de monde.» Boubakar Soti affirme qu'il a envoyé ses thowars (les combattants anti-Kadhafi transformés en policiers et militaires) réquisitionner de la nourritur

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