"Succès sans joie" pour la gauche, qui sauve cinq régions

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LE DANGER DE L'EXTRÊME DROITE N'EST PAS ÉCARTÉ, ESTIME MANUEL VALLS
LE DANGER DE L'EXTRÊME DROITE N'EST PAS ÉCARTÉ, ESTIME MANUEL VALLS

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - En sauvant cinq régions, la gauche fait un score meilleur que prévu au second tour des élections régionales et peut se targuer d'avoir évité une victoire du Front national en retirant ses candidats dans trois régions-clés.

Mais le parti au pouvoir perd l'Ile-de-France, la région la plus riche et la plus peuplée du pays, que les socialistes dirigeaient depuis 17 ans et le Front national, même exclu des exécutifs régionaux, a atteint des niveaux inédits, à plus de 30%, dans des zones où on ne l'attendait pas.

La gauche l'a emporté en Bretagne, en Bourgogne-Franche-Comté, en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, en Centre-Val-de-Loire et en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, laissant à la droite sept autres régions métropolitaines.

Le Parti socialiste a contribué à la victoire de l'opposition républicaine en retirant ses candidats dans trois régions où le Front national était susceptible de l'emporter à l'issue du premier tour, dimanche 6 décembre.

Le candidat PS Jean-Pierre Masseret a refusé d'obéir à ces instructions dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, finalement remportée par la droite.

Dans une allocution à Matignon, Manuel Valls a dit voir dans cet "appel très clair" du PS suivi d'un "élan très digne" de la part des électeurs "une injonction à en finir avec les petits jeux politiciens, les invectives, les sectarismes".

"Les responsables politiques de tous bords doivent pouvoir, quand c'est nécessaire, construire ensemble", a-t-il insisté.

Malgré le relatif bon score du camp au pouvoir, le tremblement de terre provoqué par le niveau du Front national l'oblige à repenser l'avenir.

"NOUS NE POUVONS PLUS CONTINUER COMME CELA"

Prenant acte de l'envolée de l'extrême droite, en tête dans la plupart des régions au premier tour, Manuel Valls s'est engagé à apporter aux Français "la preuve que la politique ne reprend pas comme avant".

"Ce soir il n'y a aucun soulagement, aucun triomphalisme, aucun message de victoire", a dit le chef du gouvernement. "Le danger de l'extrême droite n'est pas écarté, loin de là."

"Tout cela nous oblige à entendre davantage les Français, à agir, sans relâche, plus vite, pour obtenir plus de résultats. L'emploi, la formation des chômeurs, l'apprentissage pour nos jeunes doivent mobiliser toute notre énergie", a-t-il énuméré.

Tout aussi grave, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé quant à lui au gouvernement une "inflexion à gauche" et une "union" de son camp, qui s'était emietté au premier tour.

L'absence de victoire du Front national et la "bonne résistance" de la gauche est "un succès sans joie", a déclaré le patron du PS au siège du parti.

"Je m'adresse au gouvernement. Nous ne pouvons plus continuer comme cela. Il faut agir contre la précarité et pour l'activité comme nous nous sommes attaqués à la compétitivité et à la refondation de l'école. C'est l'inflexion qui doit intervenir durant les 18 mois à venir", a-t-il déclaré, dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017.

Plusieurs leaders de droite et d'extrême gauche ont accusé le pouvoir socialiste actuel d'avoir attisé l'extrême droite par une politique trop éloignée des réalités des Français.

"La sanction la plus rude pour François Hollande, c'est la hausse du Front national", a déclaré à Bordeaux Alain Juppé, candidat à la primaire des Républicains.

Sur France 2, le député européen Front de gauche Jean-Luc Mélenchon s'est montrée sévère.

"Ce soir une catastrophe a été évitée de justesse", a-t-il dit. Ciblant Manuel Valls, il a demandé que le "premier responsable" de la politique qui a fait monter le FN soit "renvoyé".

(Avec Service France, édité par Yves Clarisse)

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  • M2734309 il y a 12 mois

    J'ai beaucoup de mal à me représenter le concept du "succès de la gauche". Encore une interprétation fallacieuse des journaleux endoctrinés !

  • M8252219 il y a 12 mois

    Toute l'amélioration de la productivité en France est engloutie par les dépenses de l'état aucune réduction des dépenses n'a été faite. Réduction du nombre des élus, réduction de moitié du nombre des parlementaires , suppression du sénat. réduction du nombre des fonctionnaires administratifs et des Comités Théodules , Suppression des régimes spéciaux. Contrôle plus pointu du système social français qui crè/ve de son obésité.Retraite à 65 ans.

  • M2092969 il y a 12 mois

    encore du bla bla bla