Succès en supermarché pour le préservatif low-cost

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La gamme de préservatifs Plug'in offre au consommateur des boîtes entre 3 et 4 euros, soit environ 40% d'économie par rapport aux autres marques.

L'enseigne de grande distribution E.Leclerc se lance dans la vente de préservatifs à bas coût. Avec sa gamme de préservatifs «marque repère» intitulée Plug'in, le géant de la grande distribution offre des prix 40% moins cher que les autres marques traditionnelles.

Par exemple, un paquet classique de 12 unités coûte entre 3 et 4 euros, contre environ 7 euros chez les concurrents directs. Ensuite, la gamme propose plusieurs modèles en fonction du parfum, de la taille, lubrifiés… La marque propose aussi un gel lubrifiant. L'enseigne Carrefour s'est elle aussi lancée récemment dans le marché avec sa Mix Box à 3,54 euros.

Si les enseignes de la grande distribution se lancent dans ce secteur, c'est parce qu'elles ont conscience que les consommateurs trouvent les prix des préservatifs beaucoup trop élevés. Et que dans le même temps, selon l'Inserm, environ 90% des 18/24 ans utilisent un préservatif lors de leur premier rapport.

Bas coût ne veut pas forcément dire mauvaise qualité

Dans le cas de Leclerc, Antoine Couturier, porte-parole de la «marque repère», refuse de parler de préservatifs «low-cost», même s'il admet que les connotations négatives associées au terme ont tendance à s'effacer. «La qualité est au rendez-vous, et comme pour les produits alimentaires ou autres, nous nous efforçons d'offrir le meilleur produit au prix le plus attractif à nos clients.»

Différentes raisons expliquent le prix bas de ses produits. D'une part, les préservatifs ne sont promus par aucune publicité.«Il y a des publicités pour la marque repère, mais pas pour un produit en particulier» précise Antoine Couturier. D'autre part, les très gros volumes de ventes réalisés sur ce produit - déjà entre 150 et 200 000 produits en cinq mois - permettent de réduire considérablement son coût.

Pour la gamme Plug'in, Leclerc espère - et prévoit - de bons résultats. «Dans la mesure où 1 produit sur 2 dans le chariot des clients de Leclerc sont des produits marque repère, il n'y a pas de raison que les préservatifs posent problème. Nous sommes sur le marché depuis seulement cinq mois, et nous faisons déjà plus de la moitié du business de Durex» se réjouit Antoine Couturier.

Côté chiffres, la grande et moyenne distribution représente environ 55% des ventes de préservatifs, tandis que les pharmacies, en baisse constante, ne représente plus que 44%. En revanche, comme le souligne Thierry Métayer, directeur du marketing chez MBLAB , «c'est le e-commerce qui commence à faire sa place sur le marché, avec environ 4% de ventes». Certains sites comme condozone.fr propose par exemple un préservatif à 20 centimes, vendu par cinq à 1 euro.

 

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  • lau298 le lundi 6 aout 2012 à 19:33

    Il y a une quinzaine d'années on pouvait acheter le préservatif à 1 franc en pharmacie soit les 12 pour 1.8 euros l'inflation cumulée depuis 15 ans telle que mesurée par les pensions est d'environ 33%

  • jlagran5 le lundi 6 aout 2012 à 10:55

    les pharmaciens ne jouent pas le jeu de la santé publique, ce sont des commerçants avant tout leurs marges sont trop importantes

  • duboisr6 le lundi 6 aout 2012 à 10:43

    On a déjà connu les 4 préservatifs pour 1 € : pourquoi l' avoir retiré du marché, pour refaire la même chose aujourd' hui ? les hypers veulent de la marge sur tous les produits, sans exception, même face à la santé publique !