STX : Rome refuse un partage à 50-50 des chantiers navals de Saint-Nazaire

le , mis à jour à 11:26
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STX : Rome refuse un partage à 50-50 des chantiers navals de Saint-Nazaire
STX : Rome refuse un partage à 50-50 des chantiers navals de Saint-Nazaire

Rome et Paris vont-ils finir par s'entendre ? Alors que la France a proposé aux autorités italiennes un partage des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire «à 50-50» entre Fincantieri et les actionnaires français, Rome veut que Fincantieri ait plus de 50%. Si les deux parties ne s'entendent pas, le gouvernement français évoque une nationalisation de STX France, à quelques jours de la date butoir pour un accord.

 

Le gouvernement français veut éviter une mainmise de Fincantieri sur le fleuron français de la construction navale. Fin mai, Emmanuel Macron s'est rendu à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et a affirmé sa volonté de revoir l'accord scellé avec l'Italien par le précédent gouvernement. Mardi, Bruno Le Maire, le ministre l'Economie, a proposé un partage à 50-50 du capital, assorti d'un accord de coopération dans le domaine du naval militaire. «J'espère que la réponse sera positive. Si elle ne l'est pas, nous devrons en tirer toutes les conséquences et cela se jouera avant la fin de cette semaine», a-t-il prévenu, alors que le droit de préemption de l'Etat français sur l'ensemble du capital de STX Group expire le 29 juillet. 

«Si jamais nos amis italiens refusent la proposition honnête qui leur est faite, l'Etat exercera son droit de préemption», en rachetant «les parts» que Fincantieri devait acquérir, a-t-il renchéri mercredi sur franceinfo. 

 

Rome accuse Paris d'avoir «changé les cartes»

 

Le gouvernement italien a rejeté mardi cette proposition, estimant que Fincantieri devait au minimum avoir une participation légèrement majoritaire et le contrôle du conseil d'administration. Rome accuse notamment le gouvernement français d'avoir «changé les cartes» par rapport à l'accord initial.

Initialement, selon l'accord négocié par le gouvernement de Manuel Valls, le constructeur italien devait reprendre 48 % du capital de STX et rester minoritaire pendant au moins huit ans. ...

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