STX-Paris ouvert à une majorité italienne mais diversifiée

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 (Actualisé avec source proche de Sirugue) 
    PARIS, 17 février (Reuters) - L'Etat français n'est pas 
opposé à une participation majoritaire italienne dans STX 
France, à condition qu'elle ne soit pas détenue uniquement par 
Fincantieri  FCT.MI , a déclaré vendredi une source proche du 
secrétaire d'Etat à l'Industrie. 
    Christophe Sirugue lui-même avait dit plus tôt que l'Etat 
était prêt à bloquer le projet de rachat si Fincantieri 
continuait d'exiger de prendre seul la majorité du capital. 
    "Nous ne souhaitons pas que Fincantieri soit à lui tout seul 
majoritaire dans la gouvernance des chantiers navals de 
Saint-Nazaire", a-t-il déclaré à Reuters, au lendemain d'une 
séance de travail avec la direction du groupe italien. 
    "C'est une position du gouvernement français qui a été 
exprimée par le président de la République au président du 
Conseil italien, qui a été exprimée par moi-même auprès de mes 
interlocuteurs, ministres, ou de monsieur Bono hier", a-t-il dit 
à propos du directeur général de Fincantieri, Giuseppe Bono. 
    La position française agace les autorités italiennes, qui 
soulignent que des groupes français montent actuellement dans le 
capital de plusieurs grands groupes italiens. 
    Un responsable du Trésor italien a récemment exprimé son 
agacement, jugeant que l'attitude du gouvernement français pour 
décourager Fincantieri de prendre une participation majoritaire 
était "inacceptable".   
     
    "PAS DU TOUT" UNE QUESTION DE NATIONALITÉ 
    "Contrairement à ce que je lis, nous continuons à travailler 
avec Fincantieri, hier soir nous avons eu une longue réunion où 
nous avons décortiqué tous ces éléments-là", a déclaré 
Christophe Sirugue à propos des exigences françaises en matière 
de capital mais aussi en matière industrielle et sur l'emploi. 
    "Nous devons nous revoir probablement d'ici 8 jours pour 
continuer à travailler", a-t-il poursuivi. 
    Prié de dire si la question de la majorité au capital était 
un point de blocage tel que l'Etat s'opposerait à la reprise, il 
a répondu : "C'est la position du gouvernement."     
    Lors de leur entretien, "Christophe Sirugue a réaffirmé à 
monsieur Bono et à ses équipes que le gouvernement français 
était tout à fait favorable à la candidature de Fincantieri", a 
précisé la source proche du secrétaire d'Etat français. 
    "Il a pris soin d'indiquer que le gouvernement n'est 
absolument pas opposé à une participation majoritaire italienne" 
mais qu'il souhaite que Fincantieri soit l'actionnaire référent 
mais pas majoritaire et qu'il "partage la majorité du capital 
des Chantiers de Saint-Nazaire avec un ou d'autres acteurs 
européens", a poursuivi la source. 
    Le gouvernement français explique sa position par le fait 
que "Fincantieri et STX France sont en concurrence directe sur 
le marché international et qu'une répartition équilibrée du 
capital permet de sécuriser les cinq priorités stratégiques du 
gouvernement pour les Chantiers", a-t-elle ajouté. 
    "La nationalité de Fincantieri n'est pas du tout en cause - 
nous aurions la même exigence vis-à-vis d'un acteur français", a 
encore déclaré la source française. 
    Fincantieri a soumis une offre de reprise à hauteur de 66% 
de STX France à la maison-mère de ces chantiers navals français, 
le sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding  011810.KS . 
    L'Etat français possède quant à lui une minorité de blocage 
de 33% dans STX France et compte faire entrer DCNS dans le 
capital. 
 
 (Jean-Baptiste Vey et Michel Rose, édité par Yves Clarisse) 
 

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