STX-La France avertit Séoul qu'elle défendra ses intérêts

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 (Avec déclarations complémentaires, contexte) 
    PARIS, 3 novembre (Reuters) - A la veille de l'échéance pour 
le dépôt des offres, vendredi, pour la reprise des chantiers 
navals de Saint-Nazaire, propriété à 66% du coréen STX 
 011810.KS , la France a rappelé à Séoul qu'elle s'opposerait à 
une solution contraire à ses intérêts. 
    Un tribunal sud-coréen a décidé en octobre que STX, en 
redressement judiciaire, pourrait être vendu en bloc ou en deux 
entités, en vendant à part STX France. 
    "J'ai eu hier au téléphone le ministre coréen de 
l'Industrie, j'ai reçu l'ambassadeur de Corée en France", a dit 
jeudi à Reuters le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe 
Sirugue, en marge d'un colloque sur l'industrie du futur. 
    "J'ai voulu les alerter sur des éléments dont ils 
disposaient déjà, c'est-à-dire à la fois le fait que nous avons 
deux outils d'intervention et que s'il devait y avoir des offres 
qui ne soient pas dans l'esprit industriel qui est le nôtre, 
nous n'hésiterions pas à les utiliser", a-t-il ajouté. 
    Ces deux moyens dont dispose Paris sont la minorité de 
blocage d'un tiers détenue par l'Etat dans STX France et le 
classement de ces chantiers dans les industries stratégiques. 
    Les carnets de commandes des chantiers de Saint-Nazaire sont 
pleins et les syndicats, comme les élus locaux, redoutent que la 
reprise de STX France par un groupe étranger n'ouvre la porte à 
une main-mise chinoise sur cette activité florissante. 
    L'Etat a fait savoir par le ministère de l'Economie et des 
Finances qu'il n'envisageait pas de devenir majoritaire dans STX 
France mais comptait peser sur le choix du repreneur. 
    Christophe Sirugue a aussi vu les repreneurs européens 
potentiels des chantiers de Saint-Nazaire, l'italien Fincantieri 
 FCT.MI  et un consortium conduit par le néerlandais Damen. 
    "C'est la justice coréenne qui va trancher. Elle va trancher 
notamment sur le montant de l'offre", a expliqué Christophe 
Sirugue. "Je dis simplement à ceux qui déposent des offres, 
attention à ça, c'est un élément qui sera déterminant." 
    Que la justice coréenne retienne l'offre de Fincantieri ou 
celle de Damen, le constructeur naval militaire français DCNS, 
dont l'Etat français est actionnaire à 62%, fera partie du 
montage, a ajouté le secrétaire d'Etat à l'Industrie.  
    "A priori, DCNS serait avec l'un ou avec l'autre quelle que 
soit la formule", a-t-il dit. "J'ai entendu le président (de 
DCNS Hervé) Guillou dire qu'il serait dans les deux montages." 
    En tout état de cause, le gouvernement français souhaite une 
reprise rapide, a souligné le secrétaire d'Etat à l'Industrie.   
  
    "J'ai demandé aux autorités coréennes qu'elles me disent 
très vite quels sont les dossiers déposés", a-t-il ajouté. 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 

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